L’interprétation : une expérience de psychologie sociale pour montrer les dangers d’une interprétation

par Isabelle Smadja

« je vois ce que je crois », une expérience de psychologie sociale qui peut être utilisée
- soit pour montrer les dangers d’une interprétation qui se baserait sur des gestes, des regards (sur ce qu’on appellerait "le langage du corps")
- soit pour montrer les défauts de la perception et pour illustrer la thèse de Nelson Goodman "il n’y a pas d’œil innoicent" ou de Bachelard (l’opinion est le premier obstacle à surmonter") : cette utilisation de l’expérience fait l’objet d’une autre capsule sous le titre : " la perception, préjugés et perception : l’oeil n’est jamais innocent"

cette vidéo fait partie d’un ensemble plus large d’expérience de psychologie sociale accessible sur le site de Philippe Thominé (le réalisateur)
http://www.philippethomine.net/

et sur Canal U
https://www.canal-u.tv/video/les_amphis_de_france_5/les_effets_de_la_categorisation.3078
"Résumé : Les sujets voient un film de cinq minutes dans lequel deux femmes discutent. Ils n’entendent pas ce qu’elles disent.
À certains sujets (groupe contrôle), on dit que ce sont deux amies qui discutent.
À d’autres (première condition expérimentale), on indique que la femme de gauche est assistante sociale et que celle de droite est un cas social qui vient demander de l’aide.
À d’autres enfin (deuxième condition expérimentale), on dit l’inverse : la femme de gauche est un cas social qui vient demander de l’aide et celle de droite est assistante sociale.
Après le film, tous les sujets remplissent une grille d’évaluation constituée de 40 traits de personnalité positifs et négatifs. Les sujets ont pour tâche de cocher les traits qui leur semblent le mieux correspondre à la personnalité de chacune des deux femmes.
On constate que les sujets perçoivent les deux femmes en fonction de l’étiquette que l’on a "collée" sur chacune d’entre elles."

Voir en ligne : « je vois ce que je crois »