La non binarité : c’est quoi ?

nonbinary-5334110_1920Récemment, la chaîne de télévision M6 a diffusé un reportage portant sur les individus non-binaires. Sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Twitter, de nombreux internautes faisant partie de cette communauté se sont exprimés sur le reportage mal réalisé et décrédibilisant leur communauté.

La non binarité concerne des personnes qui ne se définissent dans aucun genre comme la chanteuse Miley Cyrus par exemple. Pour les désigner, le pronom «iel» est le pronom le plus utilisé , mais c’est également un pronom possible à utiliser lorsque l’on ne connaît pas le genre d’une personne (liste des autres pronoms à consulter sur : https://entousgenresblog.wordpress.com/2017/04/19/quels-pronoms-neutres-en-francais-et-comment-les-utiliser/). Il y a également des personnes « gender fluid » comme l’actrice Cara Devigne ( se dit d’une personne dont le genre oscille entre la masculinité et la féminité). En France, près de 22 % des jeunes entre 18 et 30 ans sont non binaires. Pour mieux comprendre ce fait de société plusieurs personnes ont accepté de répondre à nos questions.

Comment as-tu compris que tu étais non binaire ou gender fluid ?

«Je me suis posé beaucoup de questions et un jour j’ai eu un déclic. Quand j’ai compris que j’étais non binaire je me suis senti mieux avec moi même» témoigne Axel.

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Le malaise des étudiants

 

CaptureA cause de la pandémie de covid 19, la plupart des établissements du supérieur sont fermés et les étudiants n’ont que des cours en distanciel. Avec les témoignages d’anciens élèves de la rédaction de HB News qui sont devenus étudiants, nous avons voulu parler du malaise des étudiants. 

Cela fait maintenant à peu près quatre mois que les universités et les écoles ne peuvent plus assurer l’enseignement en présentiel à cause des restrictions sanitaires dues à la covid-19. Ces restrictions ont pour conséquence la sédentarisation des étudiants qui sont confinés chez eux parfois tout seuls . « Après il y a eu le confinement et ça été dur pour moi car je restais seul chez moi puisque mes parents travaillaient » nous témoigne Rémy, étudiant à Science Po à Strasbourg. La sédentarisation a pour effet négatif de ne plus voir grand monde, ce qui affecte le moral des étudiants. « J’ai pu faire des connaissances en début d’année mais je ne parle pas beaucoup avec les gens de ma classe. », d’après le témoignage de Marie, en deuxième année de licence de philosophie au campus des lettres et sciences humaines à Nancy. Elle ajoute que « cela peut devenir très angoissant d’autant que l’avenir est très incertain. On ne sait jamais ce qu’il va se passer le lendemain, si d’autres mesures vont être prises, allégées ou renforcées, et c’est loin d’être agréable ». La santé mentale des étudiants est mise à l’épreuve, certains sont au bord de la dépression. Pour y remédier, le gouvernement a mis en place une aide psychologique aux étudiants qui le souhaitent : https://www.etudiant.gouv.fr/fr/besoin-d-une-aide-psychologique-1297

Concernant l’accès aux cours à distance,  les étudiants ne sont pas tous égaux. En plus de « la difficulté de suivre un cours chez soi et derrière un écran », Marie nous explique que « certains n’ont pas une bonne connexion internet ou pas de matériel numérique » et précise que « même s’il est vrai que la fac peut prêter du matériel, cela n’est pas toujours suffisant ». Ce manque de matériel peut avoir des conséquences négatives sur la suite des études des élèves.  Cette situation est dramatique pour la jeunesse du pays qui représente notre avenir. Continuer la lecture de Le malaise des étudiants

Que retenir des 4 années Trump ?

File:Melania and Donald Trump & Angela Merkel - 2018.jpg - Wikimedia CommonsAprès quatre tumultueuses années au pouvoir, Donald Trump, qu’il le veuille ou non, devra quitter la maison blanche le 20 janvier 2021. Que retenir de ces quatre années? 

La tempête politique qui aura duré quatre ans va enfin se terminer. Donald Trump laissera à Joe Biden un lourd bilan : un pays profondément divisé, fracturé, une pandémie que le président n’a pas voulu prendre au sérieux et qui a déjà coûté la vie à plus de 250 000 américains, le retrait des accords de Paris sur le climat et une potentielle guerre froide avec la Chine. Un nouvel ordre mondial semble s’établir et tout cela à cause d’un seul homme : Donald Trump. Nous, européens, avons du mal à retenir quelque chose de positif de son mandat même si l’économie américaine, avant la pandémie, semblait être à un bon niveau. Les populistes, qui soutiennent et sont soutenus par Trump (Jair Bolsonaro, président du Brésil, Viktor Orban, premier ministre en Hongrie et l’ancien ministre de l’intérieur Italien Matteo Salvini),  voient en lui un modèle, car même s’il a été battu,  des pensées proches du « Trumpisme »(conservatisme très à droite voire à l’extrême droite,  avec un fort sentiment patriote « l’America first » sur fond d’impulsivité et de mauvaise foi), semblent se répandre dans de nombreux pays. Mais ces quatre années peuvent nous faire prendre conscience des dangers des extrêmes et que pour les combattre, il faut voter.

Photo : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Melania_and_Donald_Trump_%26_Angela_Merkel_-_2018.jpg

 

« On ne met pas de robe pour « exciter » les garçons ou attirer le regard, on en met parce qu’on en a envie » !

Lundi 14 Septembre, un mouvement de colère de la part des filles en France a eu lieu. Après avoir été critiquées, voire sanctionnées sur leurs tenues souvent jugées « trop courtes » par leur chef d’établissement, les lycéennes et collégiennes de toute la France se sont réunies sur les réseaux sociaux, notamment autour du hashtag #Lundi14Septembre, pour lutter contre ces remarques sexistes.

Lundi 14 septembre, les collégiennes et lycéennes de France ont manifesté leur mécontentement suite aux remarques et sanctions qu’elles auraient reçues par rapport à leur tenues. Celles-ci sont jugées « trop courtes », « trop provocantes » ou encore qui « exciteraient » les garçons. Les jeunes filles, n’étant pas en accord avec ces remarques, qu’elles jugent sexistes, ont décidé via les réseaux sociaux, comme Twitter ou Instagram, de se réunir toutes en un même mouvement et de s’habiller de façon « provocante » c’est-à-dire de mettre des jupes, des crop-top, ou encore des robes…

Sarah, une lycéenne en classe de terminale, raconte « Pour moi, c’était vraiment une bonne journée, qui a permis à beaucoup de filles de s’habiller comme elles le voulaient et de s’assumer sans avoir peur du jugement des autres sous cette grande chaleur. ». En effet la chaleur, qui régnait durant les premières semaines après la rentrée, a accentué le fait que les élèves aient porté des tenues plus courtes et plus confortables, permettant de supporter la température extérieure. « Je conçois que nous sommes dans un établissement scolaire, mais je pense sincèrement qu’un crop top, une jupe ou un short ne devraient déranger personne surtout lorsqu’il fait chaud. », poursuit Sarah.

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J’ai testé pour vous : les protections hygiéniques réutilisables

20200507_100655Dans le monde entier, les femmes ont en moyenne 480 cycles et utilisent 22 serviettes hygiéniques ou 22 tampons sur la durée d’un seul cycle d’après le site www.cosmopolitan.fr . Ces protections, qui contiennent des produits chimiques, ne garantissent pas vraiment le confort annoncé !

J’ai décidé, il y a 3 mois, de ne plus porter de protections à usage unique et d’acheter mes protections réutilisables sur le site http://www.lamaisondubambou.com/. Pour environ 113 euros, j’avais dans mon panier 12 serviettes simples (6 avec un motif baleine et 6 avec un motif galaxie) et 2 serviettes plus grandes pour la nuit. Même si ça semble cher, ces serviettes se gardent pour une durée illimitée d’après le site (dans une vie pour des protections à usage unique, on dépense en moyenne entre 1500 et 2000 €).

On peut choisir différentes tailles (S, M, L) tout dépend de notre flux et de nos besoins. Vous pouvez choisir les motifs sur le tissu, il y a une grande variété de choix, c’est drôle et mignon ! Le site donne également des conseils de lavage pour ne pas les abîmer. N’hésitez pas à les laver d’abord à l’eau froide, avec du savon, puis à les laisser tremper pendant 24 h dans une bassine d’eau avant de les passer à la machine à laver ! (Petit conseil testé et approuvé pour un meilleur lavage).

La durée du port d’une serviette est variable selon l’abondance des flux et aucune odeur ne se dégage . Elles sont en coton et en fibres de bambou. Cette fibre a une capacité absorbante assez conséquente. Continuer la lecture de J’ai testé pour vous : les protections hygiéniques réutilisables

Les dessins kawaii : un univers à découvrir

IMG_20200313_183200_630Peut-être que le mot « kawaii » ne vous est pas inconnu ? Il vient du japonais et signifie «mignon» !

De nombreux illustrateurs s’en sont inspirés pour en créer un style artistique… plutôt connu des jeunes !

Ce style de dessin est simple à identifier et à réaliser. D’ailleurs, tous les débutants en dessin peuvent en réaliser. C’est un style amusante ne demandant pas de matériel spécifique ou de grandes compétences en dessin.

D’ailleurs, tu en as déjà sûrement dessinés (même sans t’en rendre compte) ! Ces dessins présentent de grands yeux « très manga », des expressions en rapport avec l’affection, l’amour et une représentation simple et drôle de petits personnages, d’objets de la vie quotidienne ou de la nourriture…comme un pot de nutella par exemple!…(oui oui ! Tu as bien lu )

L’artiste le plus connu est 365 bocetos, un artiste espagnol qui a une chaîne YouTube et qui a également sorti un livre pour apprendre à reproduire ses dessins kawaii. Le « kawaii » est une mode qui vient tout droit du japon et que l’on peut retrouver sous forme de style vestimentaire aussi : avec des robes pastels, des vêtements très enfantins que portent beaucoup de japonais(es)…C’est un look plutôt féminin, mais certains hommes l’adoptent aussi !

Et toi ? Tu aimes les dessins mignons ?

Dessin : ClaireP

L’art vu par les jeunes

L’art est partout autour de nous, même si nous n’en n’avons pas toujours conscience. Peinture, dessin, danse, théâtre : il est un moyen d’expression primordial pour beaucoup de jeunes. Mais que représente l’art pour les jeunes du lycée Hélène Boucher ?

Laurine, qui est en terminale L1, trouve que l’art est un moyen de s’évader de la triste réalité du quotidien. Elle poursuit en appuyant sur le fait que l’art s’efface malheureusement de la société actuelle au profit du règne de la consommation et du besoin constant de bénéfice.

Pour Mathieu, élève de seconde, l’art peut être « très bien comme au contraire très mauvais : ça peut être tout et n’importe quoi ! Mais du moment que j’aime bien et que c’est cool, ça me va ! », affirme-t-il.

Pour Anissa, élève de première, l’art est très subjectif. Il est vu de différentes manières selon chacun, suivant les goûts du spectateur ou de l’auditeur. A son sens, l’art se trouve dans le dessin, la sculpture, la musique,l’écrit . Elle affirme qu’une œuvre doit avoir un impact et faire réfléchir pour qu’elle ne tombe pas dans l’oubli. Elle conclut en disant que c’est un sentiment, une sorte de parole que l’artiste transmet au monde à travers ses œuvres.

Et toi que penses-tu de l’art ? Sans titre 10_20191110132710

Illustration : ClaireP

Une enseignante agressée et insultée par ses élèves : « Je souhaitais seulement enseigner, et je ne comprends pas pourquoi ces enfants déversaient autant de haine sur moi. »

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De nos jours, les agressions faites aux enseignants deviennent de plus en plus nombreuses et violentes. Qu’elles soient psychologiques ou physiques, ils n’en sortent pas indemnes. Une enseignante souhaitant garder l’anonymat, revient sur son dur parcours et accepte de nous faire part des violences auxquelles elle a été exposée.

Comment qualifieriez-vous vos débuts dans l’enseignement ?

Tout d’abord devenir enseignante était pour moi, une vocation. J’ai toujours aimé être au contact d’enfants. Alors quand j’ai obtenu mon master, et que j’ai été titularisée, une immense joie m’a submergée. Je savais que ce métier, était celui que je voulais faire. Durant ma première année où j’ai enseigné au collège, les difficultés sont vite arrivées. Les élèves ne m’écoutaient pas, ne voulaient pas faire ce que je leur demandais, et les violences verbales ont commencé. Surtout venant de la part de trois garçons. « Pute » , « Salope » c’était ce à quoi j’avais droit tous les jours. Il y a eu d’autres insultes, les élèves ne me considéraient pas comme étant à ma place. Pour eux j’étais une « sale prof’ ». Mes débuts ont été très chaotiques, éprouvants et parfois je ne trouvais plus la force pour me rendre à mon travail.

Les violences verbales sont-elles les seules agressions que vous avez subies ?

En quelque sorte oui. Un de ces trois garçons, a essayé une fois, de lever la main sur moi, Continuer la lecture de Une enseignante agressée et insultée par ses élèves : « Je souhaitais seulement enseigner, et je ne comprends pas pourquoi ces enfants déversaient autant de haine sur moi. »

Cuisiner végéta*ien

De plus en plus de jeunes passent d’un régime omnivore à un régime végétarien, voire végétalien. Malgré tout, de nombreux clichés subsistent et le sujet reste extrêmement politique. J’ai donc moi-même essayé de faire de la pâtisserie, en respectant l’absence de produits d’origine animale

 

Je me suis dirigé vers une recette plutôt classique. Un gâteau au chocolat. La recette de base, contenait du beurre, des oeufs et du chocolat au lait. Néanmoins, ils sont parfaitement remplaçables. Le beurre par de la margarine, le chocolat au lait par du chocolat noir, le jaune d’oeuf par de la compote de pomme (qui en plus de remplacer les propriétés du jaune, permet de sucrer le dessert et compenser l’amertume du chocolat noir) et le blanc d’oeuf par du jus de pois chiche (qui ne garde ni l’odeur, ni le goût des pois chiche dans le gâteau). Finalement, personne ne serait capable de faire la différence entre mon gâteau et un gâteau qui contient des produits d’origine animale.

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Ne suivant pas moi-même un régime végéta*ien, j’ai choisi de laisser la parole aux concernés, et dans ce cas à Perrine, une élève de TL1 :

 

Pour quelle raison as-tu choisi ce régime ?

« J’ai décidé d’être végétarienne, premièrement, pour des raisons de bien être, étant donné que, comme de plus en plus de médecins le disent, manger trop de viande n’est pas bon pour la santé (surtout quand l’animal est nourri avec des compléments qui pourraient être nuisible à l’homme), et d’autre part pour les animaux, et surtout leur façon d’être abattue. Les abattoirs, c’est pas bien. C’est du stress, de la violence. C’est l’horreur. Les consommateurs n’arriveraient pas à tuer les bêtes si on les mettait dans les abattoirs, par contre ils ne voient aucun soucis à consommer le produit fini.

  Alors oui, nous sommes omnivores, mais il n’y a pas besoin de manger de la viande pour être en bonne santé. Moi-même, je suis en bonne santé, donc pourquoi tuer des animaux si sans en manger, on vit mieux ?» Continuer la lecture de Cuisiner végéta*ien

Et Parcoursup ?

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Cette année Parcoursup, nouvelle plateforme en ligne qui a pour objectif d’orienter les bacheliers vers des formations supérieures, a beaucoup fait parler d’elle. Amélie, une des élèves de terminale notamment touchée par les bugs de cette plateforme, a aimablement accepté de répondre à quelques questions.

Quel est ton ressenti par rapport à Parcoursup ? Déçue ?

Je ne suis pas vraiment déçue par Parcoursup dans la mesure où j’en attendais rien. Il s’agit d’un système informatique, donc forcément il est imparfait et faillible.

Que lui reproches-tu ?

On peut faire plusieurs reproches à Parcoursup. Déjà, on prétend qu’il ne prend pas en compte le lycée ou la ville d’origine dans ses critères. Or, comment expliquer que des élèves de province avec une moyenne supérieure à 18 en Terminale se retrouvent d’office refusés par les formations sélectives parisiennes ? Sans explication, bien sûr. L’égalité des chances est une utopie. Ensuite, on nous conseille de nous appliquer à faire une lettre de motivation dans laquelle on doit se vendre le mieux possible… lettre qui est limitée à environ une dizaine de lignes, formules de politesse comprises. En plus, on sait que les formations ayant le plus de demandes ne prennent pas le temps de les lire.

Aurais-tu des idées d’amélioration ?

Je pense que la plateforme peut toujours être améliorée. Par exemple, même si Parcoursup donne des informations éloquentes pour connaître notre rang dans la liste d’attente, celui du dernier appelé l’année dernière ou encore le nombre de places par formation, il manque tout de même un élément de taille : le nombre de voeux validés. Rien de plus stressant que de se savoir sur liste d’attente mais de ne pas savoir jusque quand elle va durer et combien de personnes ont accepté la proposition. A titre d’exemple, j’ai toujours un voeu en attente, il y a seulement 15 places et j’ignore si je vais être prise un jour. Lorsque les 15 candidats auront répondu affirmativement, je ne suis même pas certaine d’être prévenue. C’est le rôle des écoles d’arrêter le processus, or je suis convaincue qu’elles se fichent du stress des futurs étudiants. Un petit conseil : quand une formation ne vous intéresse pas plus que ça, libérez les places pour les autres, car c’est le seul moyen de satisfaire tout le monde.