Des illusions d’optique qui se mangent

Depuis quelques temps, des photos de pâtisseries un peu spéciales tournent sur les réseaux. En voici quelques exemples :

Où sont les pâtisseries ? Eh oui, ces images ne vous montrent pas de simples pommes de terre ou une simple salade, mais bien des gâteaux! Le magicien responsable de ces sorcelleries se nomme The BakeKing. Vous avez sûrement déjà vu tourner ses vidéos ou photos sur les réseaux. Mais comment ces réalisations peuvent-elles être si réalistes ?

Ben Cullen, alias The BakeKing, anciennement tatoueur, a utilisé son talent dans la réalisation de gâteaux plus que réalistes. Dans une interview parue dans le magazine BritishBaker, il raconte avoir eu cette passion grâce à sa mère qui lui a montré une photo d’un gâteau décoré avec un dessin, en sucre, de Peppa Pig. Lorsqu’il l’a reproduit, il a tout de suite accroché et a commencé à réaliser tout et n’importe quoi en gâteau super réaliste.

 

Sources : BritishBaker, The BakeKing

Le cauchemar du roman « 1984 », peut-il devenir réel ?

19841984 est un célèbre livre de l’écrivain britannique  George Orwell. Il décrit dans son livre un terrifiant monde totalitaire où les libertés ont laissé place à la terreur et à une répression sans merci. 

En 1948, George Orwell, alors atteint de la tuberculose, décide d’inverser le 4 et le 8 de l’année en cours pour écrire un de ses plus célèbres livres : 1984. L’ouvrage est un roman d’anticipation, c’est à dire qui imagine le futur. 1984 décrit une société dystopique, c’est l’opposé de l’utopie, qui est une société dans laquelle tout va pour le mieux, où il n’y a aucun problème.  La définition de dystopie donnée par Google est « récit de fiction qui décrit un monde utopique sombre ». Retenez bien le principe de la dystopie, cela vous aidera à comprendre l’histoire.

George Orwell écrit son livre trois ans après la seconde guerre mondiale. Il aura donc vu les dérives totalitaires de son époque, que ce soit l’Allemagne nazie ou l’URSS de Staline. Ce sera surtout l’URSS, qui voulait exercer un contrôle total, sur sa population, sans opposition politique et un culte de la personnalité entièrement tourné vers Staline, qui l’influencera.

Maintenant passons très rapidement à l’intrigue du livre.  C’est l’histoire de Winston, il vit dans un  petit appartement, en Océania, à Londres, sous les  « télécrans », sorte de caméras de surveillance où s’affiche tout le temps le visage de « Big Brother », le chef de l’état.  Winston travaille au ministère de la Vérité. Mais Winston se rend compte que sa société ne tourne pas rond et il écrit alors ses idées dans son journal intime. Il commet alors le pire crime possible, la critique du parti, car il est interdit, en Océania, de penser contre le parti. Continuer la lecture de Le cauchemar du roman « 1984 », peut-il devenir réel ?

Dansez confinés !

Depuis deux moiPhoto dansez confinéss, la France entière est plongée dans une période de confinement. Les écoles, les commerces, les théâtres, les cafés et pratiquement toutes les entreprises se sont retrouvés fermés jusqu’à nouvel ordre. Les écoles de danse n’ont pas échappé à cette règle. Les professeurs et les danseurs ont donc décidé de se mobiliser pour continuer à danser malgré cette période difficile.

Après l’annonce du Président de la République, le 12 mars dernier, les écoles de danse ainsi que beaucoup d’autres établissements publics ont dû fermer leurs portes pour ralentir la propagation du virus Covid-19. Mais le confinement n’a pas empêché les danseurs de continuer à vivre leur passion tout en restant chez eux. En effet, les danseurs de l’opéra de Paris proposent notamment des ballets en visioconférence ainsi que des cours en vidéo. Chaque semaine sur instagram, les « étoiles » comme Dorothée Gilbert, proposent des cours de danse en direct sur le compte balletoperadeparis. Ces cours sont aussi disponibles après leur diffusion sur le profil du compte.

Beaucoup d’entre eux continuent de danser dans leur cuisine, jardin, salon ou même en buvant leur café et postent leur quotidien dans des vidéos sur les réseaux sociaux. Comme beaucoup d’autres artistes, ils montrent aussi leur soutien au personnel soignant à travers des chorégraphies uniques que les danseurs réalisent chacun chez soi.

Mais les professeurs des petites écoles de danse se mobilisent aussi et proposent des vidéos d’exercices de barre au sol ou des chorégraphies. Certains utilisent même les plateformes de visioconférence pour faire des cours à distance.

Ces initiatives permettent aux apprentis danseurs de continuer à danser chez eux mais aussi de pouvoir prendre exemple sur les plus grandes «stars » du ballet français, afin d’oublier, le temps d’une chorégraphie, le quotidien difficile du confinement.

Quelques comptes instagram de danseurs et de danseuses étoiles :

@dorotheegilbert

@humarchand

@valentine_colasante

@eleonoraabbagnatoofficial

@leobaulac

 

Photo: Mathilde B.

Les Fatals Picards à Terville!

WhatsApp Image 2020-03-08 at 15.49.37Fatals Picards, c’est un groupe de musique rock/punk humoristique engagé à gauche, composé de quatre garçons, Paul, Jean Marc, Laurent et Yves. Ils ne viennent pas de Picardie (malgré leur nom) mais de région parisienne,  à l’origine certains membres étaient d’origine picarde.

Les Fatals Picards ont sorti neuf albums depuis la création du groupe en 2000. À l’occasion de leur dernier, « Espèce menacé », ils font une tournée et ils passent par le 112 à Terville ce 4 avril… si le concert n’est pas reporté pour cause de Covid-19.

Ils sont déjà venus plusieurs fois en Moselle, notamment à Kuntzig en 2016, à l’occasion de la sortie de l’album « Les Fatals Picards Country Club ».

Ils ont représenté la France à l’Eurovision en 2007 avec leur chanson « L’amour à la française » mais sont arrivés seulement 22ème  sur 24 ex-æquo avec le Royaume-Uni et continuent à se moquer d’eux-même dès qu’ils le peuvent.

Le répertoire musical des Fatals picards peut être très varié. Ils peuvent faire un hymne en hommage à la femme battue, créer une histoire d’amour entre Kim Jong-un et le chanteur, dénoncer les viols sur mineurs, raconter une kermesse d’école ou encore reprendre des tubes comme Sans contrefaçon, Partenaire particulier, L’amour à la plage et faire un feat avec Lio sur Banana split.

En bref, c’est un groupe qui mérite d’être découvert, on les aime ou on les déteste mais ils ne laissent pas indifférent, à vous de choisir !

Photo : BertilleW

Sergueï Eisenstein, ce Einstein du cinéma

Depuis le 28 sep83740583_1004861526566838_8121328744901115904_ntembre 2019 et jusqu’au 24 février 2020, se tient, au Centre Pompidou Metz, une exposition sur le réalisateur peu connu et pourtant cultissime : Sergueï Eisenstein.

Sergueï, artiste tourmenté, a, au fil de sa vie, créé des œuvres qui ont révolutionné le cinéma tout entier, et qui sans lui, ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

Dans le cadre de notre parcours culturel, tous les élèves premières du lycée Hélène Boucher ont  bénéficié d’une visite guidée afin de leur faire découvrir un monument de la cinématographie à travers l’exposition « L’Œil extatique. Sergueï Eisenstein à la croisée des arts« , où on retrace l’histoire de ses films et de sa vie avec une grande finesse. Et j’y étais.

L’exposition est prenante ; en plus des explications claires et synthétiques, l’ambiance de la scénographie de « chantier », contraste de noirs et de blancs, s’accommode très bien avec les extraits de films projetés sur les murs des salles. On y retrouve un mélange captivant entre les éléments de la vie de Sergueï, ses films, et les oeuvres artistiques (peintures, gravures, sculptures, films…) qui ont joué le rôle de Muse à son égard. Continuer la lecture de Sergueï Eisenstein, ce Einstein du cinéma

La papeterie Tsubaki, entre réflexion et relaxation

Si la plupart des gens ont une vague idée de la vie citadine au Japon, qui s’approche énormément de la vie Française, peu ont une idée du train de vie des habitants de campagne. C’est tout ce que nous montre le roman « La papeterie Tsubaki », écrit par Ito Ogawa.kamakura-2719946_1920

La papeterie Tsubaki, c’est une tranche de vie. Une année, dans la peau de Hatoko, à Kamakura, une petite ville au Sud de Tokyo. Hatoko est écrivaine publique, titre donné aux calligraphes qui rédigent des lettres pour d’autres gens (ce qui est un exercice complexe, puisque la langue japonaise demande de connaître un millier de Kanjis en plus des 48 kanas et le tout doit être exécuté avec précision). Ce titre, elle l’a hérité de sa grand-mère, morte il y a peu au début du livre. C’est alors sous ce prisme que l’année se déroule. Chaque saison rythmée par des clients qui viennent lui apporter à sa réflexion sur son métier, son passé, sa vie en général mais essentiellement sur sa relation avec l’Aînée (c’est comme ça qu’elle appelle sa grand-mère). Le livre se présente comme un parcours de deuil. Le nouveau et l’ancien qui se mélangent, les doctrines enseignées par l’Aînée, réinventées par Hatoko.

Tout le roman est écrit de manière à sublimer le côté paisible de Kamakura. Mais aussi assez direct et simple, sans s’épancher dans des descriptions longues et alambiquées dans lesquelles le sens se perd. Avec un zeste de poésie et de philosophie, comme la cerise sur le gâteau. Et grâce à ça, on se met facilement à la place d’Hatoko. On ressent ce qu’elle ressent. On a tendance à considérer le Japon comme l’intersection entre la conservations des racines culturelles et de la modernité et ce livre en est la meilleure illustration

Ce roman nous apprend la force des mots et de l’absence de ceux-ci.

Photo : https://pixabay.com/fr/photos/kamakura-japon-paysage-vert-fond-2719946/)

Concours : « dis moi dix mots »


IMG_20200127_123545Une opération artistique a été lancée le 2 janvier par le ministère de la culture en Belgique, en France, au Québec, en Suisse et dans les Organisations internationales de la Francophonie. Cette opération se nomme « dis moi dix mots ».

Chaque année dix mots sont choisis pour permettre aux plus inventifs de créer une œuvre artistique ou littéraire. Il s’agit d’utiliser, comme indiqué dans le flyer, « dix mots à écrire, dessiner, peindre, slamer, chanter, filmer… pour laisser libre cours à votre créativité ». Si vous êtes intéressés vous pourrez déposer votre création à Puzzle avant le samedi 7 mars 2020. Elles y seront exposées du 17 mars au 11 avril 2020. Voici les 10 mots de cette édition 2020 : Aquarelle, nom / À vau-l’eau, adv. / Engloutir, v. / Fluide, adj. / Mangrove, nom / Oasis, nom / Ondée, nom / Plouf, interjection / Ruisseler, verbe / Spitant, adjectif.

Donc à vos marques, prêts, créez !

 

Paradoxal

« Paradoxal » est une pièce de théâtre écrite et mise en scène par Marien Tillet, proposée par le NEST Thionville. Interprétée par Samuel Poncet, seul en scène, elle porte sur le sommeil paradoxal et la réalité. 

L’histoire commence dans le rêve de Marylin, jeune « rêveuse lucide » (qui peut contrôler ses rêves) et qui n’arrive jamais à terminer son rêve à cause du bruit des talons de la voisine du dessus. Après lui avoir envoyé une lettre bien sentie sur ses talons, Marilyn devient insomniaque et décide de participer à des tests scientifiques pour pouvoir retrouver son sommeil et mieux comprendre ses rêves.

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En plus de l’histoire, contant le parcours de Marylin alors que l’expérience dérape, la performance que le comédien nous propose est juste phénoménale. Seule la modulation du ton de sa voix nous signale chaque changement de personnage. Son bureau, qui lui sert d’unique décor, réussit à nous faire changer de lieu et de temporalité. Il joue volontiers avec le quatrième mur qu’il traverse régulièrement comme pour s’improviser professeur de musique et faire chanter au public une comptine pour enfant et il ne manque jamais de nous surprendre comme en disparaissant dans son bureau à la fin de la pièce.

Le travail sur les lumières et le son est également incroyable ! Les changements de scènes sont marqués par une mise en lumière qui nous fait passer d’une ambiance guillerette à une ambiance cauchemardesque, la lumière devient décor et tout à coup nous permet réellement de visualiser un couloir. Les jeux sur le son sont aussi remarquables.  En passant de musiques simples et douces comme celle d’une berceuse pour enfant à une musique saccadée et déformée, ils accentuent la descente en enfer de l’héroïne.

Ainsi, cette pièce nous propose une réflexion sur la réalité, un voyage psychologique dans l’inconscient qui nous fait remettre en cause tout ce que l’on voit et nous fait poser cette question : est-ce que tout cela est bien réel ?

Photo : RémyJ