Depuis le 28 sep83740583_1004861526566838_8121328744901115904_ntembre 2019 et jusqu’au 24 février 2020, se tient, au Centre Pompidou Metz, une exposition sur le réalisateur peu connu et pourtant cultissime : Sergueï Eisenstein.

Sergueï, artiste tourmenté, a, au fil de sa vie, créé des œuvres qui ont révolutionné le cinéma tout entier, et qui sans lui, ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

Dans le cadre de notre parcours culturel, tous les élèves premières du lycée Hélène Boucher ont  bénéficié d’une visite guidée afin de leur faire découvrir un monument de la cinématographie à travers l’exposition « L’Œil extatique. Sergueï Eisenstein à la croisée des arts« , où on retrace l’histoire de ses films et de sa vie avec une grande finesse. Et j’y étais.

L’exposition est prenante ; en plus des explications claires et synthétiques, l’ambiance de la scénographie de « chantier », contraste de noirs et de blancs, s’accommode très bien avec les extraits de films projetés sur les murs des salles. On y retrouve un mélange captivant entre les éléments de la vie de Sergueï, ses films, et les oeuvres artistiques (peintures, gravures, sculptures, films…) qui ont joué le rôle de Muse à son égard.

La visite guidée offre ainsi une a83704618_544885972789977_229529859821404160_nutre perspective au vu de ses tournages, et on découvre alors l’envers du décors de ses films. Toute l’exposition durant, des extraits sont diffusés : moments forts et qui se gravent dans la mémoire. Les plans sont particulièrement bien travaillés et inoubliables. C’est ainsi que l’on découvre les sources d’inspiration de Sergueï Eisenstein, comme par exemple pour son film « La Grève« , où l’on ressent l’enfermement dans l’usine comme dans « Les Prisons imaginaires » de Giovanni Battista Piranesi.

À titre personnel, j’ai été particulièrement attiré par la scène du film  « Le Cuirassé Potemkine« , où pendant un massacre de civils par les soldats tsaristes, un landau, poussé involontairement par le dernier geste de sa mère, dévale l’escalier d’Odessa pendant une scène dont la tension monte exponentiellement, s’octroyant le titre de la scène la plus célèbre du film.

 

Au terme de cette visite d’environ une heure et demie, beaucoup s’accorde à dire qu’elle était passionnante. On ne ressort jamais en étant tout-à-fait le même au contact des oeuvres d’un artiste, alors si vous n’avez pas eu la chance d’y aller, pourquoi attendre plus longtemps ?

 

Photos : C. Z.

Sergueï Eisenstein, ce Einstein du cinéma

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