En 2001, Laurent Trogrlic a vu son souhait se réaliser en devenant maire de Pompey. 18 ans plus tard, il a accepté le temps d’une interview de nous dévoiler cette part importante de sa vie.

Pourquoi avoir décidé de devenir maire de Pompey ?

Pour s’intéresser au quotidien de la ville, et aussi parce que j’ai été habitué dans mon milieu familial à ce qu’on s’investisse dans le développement ou dans des associations. Dans le cadre de la commune, les habitants ont souhaité que cela soit moi qui soit leur représentant officiel et donc qui assure les fonctions de maire.

Etes-vous particulièrement attaché à cette ville ? 

Mathilde et moi-même avec le maire de Pompey.
Mathilde et moi-même avec le maire de Pompey.

Bien entendu parce que si on ne l’était pas on ne deviendrait pas maire d’une ville. Quand on devient maire c’est parce qu’on y a un attachement particulier : familial ou personnel et surtout parce qu’on a envie de participer à l’avenir  de cette ville. On a tendance à utiliser le terme « ma ville » parce qu’il y a cette volonté de la représenter, de la défendre et de la pousser vers l’avant.

Pourquoi ?

Parce que c’est naturel, on s’intéresse aux autres, on a envie que les choses soient au mieux pour chacun, on essaie de voir ce qui se fait ailleurs. On imagine et on échange pour savoir ce dont les gens ont besoin au quotidien pour améliorer leur bien-être et leur bien-vivre. On essaie de porter des projets, c’est toujours intéressant de construire pour les autres et de pouvoir être celui qui anime toute une équipe et qui a la volonté de porter des animations, des moments de rencontres, des projets pour la ville et pour ceux qui y habitent.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Je travaille dessus depuis quelques années, et ils vont enfin pouvoir voir le jour, comme l’aménagement d’un nouveau quartier de la ville sur d’anciennes friches industrielles. Il devrait se construire aussi de nouveaux équipements aquatiques puis des aménagements urbains (routes, végétalisations) pour embellir, apporter de la fonctionnalité. Ce sont des éléments qui sont les enjeux des 5 prochaines années, mais qui sont travaillés depuis 10 à 15 ans, et qui enfin pour diverses raisons : d’accord, de faisabilité, d’opportunités peuvent trouver des débouchés concrets.

Quelles sont vos responsabilités en tant que représentant de l’Etat ? Et vos obligations ?
J’ai un certain nombre de pouvoirs conférés par l’Etat, quand on a l’écharpe de maire on devient un officier de police judiciaire, un officier d’Etat civil. Officier de police judiciaire, cela veut dire, pour faire court, qu’on peut être amené à mener une enquête judiciaire, malgré le peu d’expérience que l’on peut avoir. Nous pouvons aussi faire état de constats, de problématiques liées à des démarches illégales comme des constructions qui n’ont pas fait l’objet d’autorisation ou le non respect à des obligations comme des infractions au code de la route sur le territoire de la commune dont on est le maire. En même temps on est officier de l’Etat civil , on enregistre un certain nombre d’actes comme les mariages. Le mariage officiel est celui qui se passe devant le maire et qui fait l’objet d’acte d’état civil à valeur légale. On est représentant pour mettre en application un certain nombre de directives : comme les arrêtés pris par le préfet. Par exemple une interdiction de pêcher à un certain endroit, le maire se doit alors de le faire respecter. Mais surtout j’ai le devoir de protéger mes co-citoyens au quotidien, et de prendre des mesures nécessaires à leur sécurité.

 

Envisagez-vous de vous représenter pour un nouveau mandat ?
Les élections sont prévues dans un an. Cela fait 3 mandats que je suis maire, le temps passe, j’y ai consacré beaucoup d’énergie et d’investissement. La décision ne me revient qu’en partie puisque nous sommes une équipe donc je ne vais pas décréter seul d’être maire. Ensuite il faut aussi que le conseil municipal  nous élise maire. Mais c’est une décision qui se prendra collectivement pour l’instant elle est en cours de réflexion.

Emma M et Mathilde B.

Laurent Trogrlic : « Etre maire c’est avoir le sentiment de servir à quelque chose ».

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