Dans quelques jours, les terminales vont pouvoir commencer à formuler leurs vœux sur le site Parcoursup. Or, il n’est pas toujours évident de choisir, surtout lorsqu’on ne sait pas ce qui nous attend… Pour vous éclairer, j’ai donc interrogé trois anciennes élèves d’Hélène Boucher (TL) aux parcours différents. 

  • L’emploi du temps :

Pauline, DUT information-communication, option communication des organisations à l’IUT Charlemagne à Nancy : « L’emploi du temps varie d’une semaine à l’autre, mais je dirais qu’on a autour de 30h/semaine. Néanmoins, il peut être assez chargé, puisque, par exemple, le lundi j’ai cours de 8h à 20h, alors que le vendredi je finis à 12h. Concernant les matières, j’en ai beaucoup et ça change d’un semestre à l’autre. J’ai psycho, gestion de projet, anglais, allemand, expression écrite et orale, projet personnel et professionnel, communication des organisations, médias, théorie de l’information… Je viens aussi de commencer droit, technique de l’image et du son, linguistique et sémiologie, culture générale et sciences politiques. C’est du contrôle continu et j’ai un stage de 2 semaines à réaliser en première année et de 10 semaines en deuxième année.  »

Marie, L1 de Lettres Modernes au Saulcy à Metz : « J’ai environ une vingtaine d’heures à l’université (sans compter les heures de tutorat mises à disposition) et on a des matières très différentes. En fait, c’est constitué d’Unités d’Enseignements (UE) avec deux matières par unité. Pour valider une unité, il faut réussir dans au moins une des matières de celle-ci (obtenir au minimum 10/20). Au premier semestre, on avait des cours de littérature européenne, de langue française (histoire de la langue, morphologie, phonétique et versification) et deux cours théoriques sur la notion de littérature. En plus de ça, en L1, on doit choisir une mineure provenant d’une autre licence (pour ma part, j’ai pris « arts du spectacle »). C’est important de bien la choisir car c’est une passerelle si on décide de changer de licence. On a également une heure de langue vivante toutes les deux semaines ainsi que 2h d’informatique. Certaines matières se valident en contrôle continu à la fin du semestre et d’autres en examens terminaux (partiels). Dans ma licence, tout est au même coefficient (6), même la mineure. Il y a juste l’informatique qui est coeff 3. Il n’y a pas de stage en L1 et en L2, mais à partir de la L3. »

Eva, Prépa Lettres (hypokhâgne) à George de la Tour à Metz : « J’ai 27h de cours par semaine, avec 4h de philo, 5h de français, 2h de géo, 5h d’histoire, 2h de grec, 1h de culture antique, 4h d’allemand et 4h d’anglais (sachant que c’est le minimum parce que tu peux prendre des options). Ensuite, on a des DS réguliers dans toutes les matières mais, ce qui est vraiment important, ce sont les petits concours (2 dans l’année) et c’est l’équivalent des partiels. Donc, on a 8 jours d’épreuves : une épreuve dure 4h (langues vivantes, anciennes, culture antique et philo), sauf l’histoire, le français et la géo qui durent 5h à 6h. C’est à partir de ces notes et de l’assiduité en classe que nos profs nous donnent les crédits ECTS, c’est-à-dire les équivalences pour la fac. On a pas de stages, c’est vraiment très similaire au lycée, et, en ce qui concerne le mode de fonctionnement, c’est le contenu et les attentes qui changent énormément. »

  • La vie étudiante :

Pauline : « Je vis dans un appartement. Concernant le travail personnel, je reste le plus possible à l’IUT pour travailler et je peux me restaurer au Charle’miam  (pas cher et plutôt bon) ou au resto U. Au niveau des tâches quotidiennes, je me suis rendue compte que c’est plus simple d’en faire un peu tous les jours pour éviter de me retrouver avec une pile de vaisselle énorme ! Je sors beaucoup avec mes potes, mais je trouve quand même le temps d’aller à la salle de sport. »

Marie : « J’habite dans une résidence étudiante près de la gare, dans un 18 m². Pour une personne c’est plutôt suffisant, même si les jours où j’ai pas cours je m’ennuie un peu là dedans ! Pour l’alimentation, je fais soit les courses avec mes parents lorsque je rentre le week-end,  soit je paie avec ma carte bleue et ma mère me fait un virement.  Le midi, je vais manger à la brasserie du CROUS, c’est beaucoup plus rapide que le resto U. Pour le travail personnel, on nous en donne pas beaucoup et c’est ça le piège. Il ne faut pas se contenter du cours du prof et creuser un peu de son côté. Pour ça, je vais travailler à la bibliothèque universitaire : c’est pratique et ça m’évite d’être tentée par des distractions à l’appartement. Ce semestre, je vais essayer de faire plus de fiches de révisions et ne pas m’y prendre à la dernière minute ! Au premier semestre, j’ai dû lire « Le Chevalier inexistant » d’Italo Calvino (que j’ai beaucoup aimé) et « Qu’est-ce que la littérature ? » de Sartre (que j’ai détesté…). Pour le second semestre, je vais commencer « Epépé » de Ferenc Karinthy. Actuellement, je ne fais rien mais, à la fac, on peut faire plein de sports différents. En plus, c’est gratuit et il y a plusieurs horaires. »

Eva : « J’ai la chance d’être en coloc avec une copine, donc on a un super appartement parce que le loyer est, du coup, divisé par deux. J’avoue que je ne mange pas très sainement et qu’il m’arrive régulièrement de sauter des repas, par manque de temps ou par flemme pure et simple. Au niveau du travail, au premier semestre, j’ai fait le strict minimum et ça ne suffit pas. Là on a de plus en plus d’échéances et on nous demande des choses qu’on a pas l’habitude de faire. Par exemple, samedi, j’ai un DS de 6h en histoire sur deux livres qu’on a dû lire, ficher et apprendre par soi-même, donc le cours n’intervient pas du tout dans le devoir. Cela peut être un peu déstabilisant mais c’est aussi ce qui fait qu’on apprend énormément et c’est assez stimulant. En français, on a énormément de lectures mais on nous donne la liste dès juin sur le site de l’établissement. Par exemple, comme romans, on doit lire des classiques : « La Princesse de Clèves », « Le Rouge et le Noir », « Le Père Goriot », « Madame Bovary », « La Bête humaine », « Voyage au bout de la nuit »… Et puis, on a aussi travaillé sur la poésie  et on va étudier le théâtre. Au niveau des activités, j’ai dû arrêter mes cours de musique, parce que je suis trop loin de mon école et aussi en raison du budget, mais j’ai quand même le temps de sortir, de regarder des séries et j’ai acheté un piano pour continuer à jouer sur mon temps libre. »

Merci pour ces témoignages les filles ! J’espère qu’ils vont vous aider à faire vos choix… (10 vœux maximum sur Parcoursup). N’oubliez pas que les COP sont également disponibles dans l’établissement pour éclairer vos lanternes !

 

 

 

Après le Bac : Quelles études choisir ?

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