« Le jour où j’ai brûlé mon coeur » : un téléfilm poignant sur le harcèlement scolaire

Jeudi 08 novembre : Journée contre le harcèlement scolaire.

Marion Fraisse, Christopher Fallais, Jonathan Destin… Combien d’adolescents tenteront encore de se suicider pour fuir l’enfer du harcèlement scolaire ? Chaque année, d’après les chiffres ministériels, 1 élève sur 10 serait harcelé.

Hier soir, TF1 diffusait « Le jour où j’ai brûlé mon cœur », un téléfilm réalisé par Christophe Lamotte, avec pour rôles principaux Michaël Youn et Camille Chamoux.

45506226_924678821074859_7174193838003585024_nCe film raconte l’histoire réelle de Jonathan Destin, une victime de harcèlement scolaire.

Le 8 février 2011, à l’âge de 16 ans, il tente de se suicider en s’immolant par le feu. Il est alors placé dans un coma artificiel pendant près de trois mois, avec un corps brûlé à 72%. Alors que sa famille est ébranlée et que le corps enseignant demeure dans l’incompréhension la plus totale, tout le monde cherche à connaître la vérité.  Ainsi, le compte à rebours a commencé pour ses harceleurs.

« L’enfer, je voulais en sortir. J’ai voulu brûlé mon cœur. »

Ce film est, d’après moi, très intéressant, dans la mesure où il aborde tous les points de vue. En effet, si le récit est narré par Jonathan lui-même, on observe également le comportement de ses harceleurs. On distingue notamment deux types de profil : alors que Clara regrette ses actes passés, Tiffany, quant à elle, continue de se moquer de lui, sans scrupules.

De plus, au-delà du harcèlement de Jonathan, ponctué par des insultes, du racket, et des passages à tabac, on assiste également à celui d’une jeune fille nommée Vanessa. Celle-ci se fait alors humiliée lorsque l’un de ses camarades de classe prend ses seins en photo pour les envoyer à tout le lycée.

« Peut-être que c’est dur pour toi en ce moment. Mais ce n’est pas pour toujours. Il y a une vie après l’enfer. Mais seulement si on reste en vie. »

A travers ce téléfilm, Jonathan a souhaité raconter son histoire pour que les langues se délient, que la parole se libère, et que plus aucun élève ne tente de mettre fin à ses jours.

Dans cette même optique, il a rédigé un livre qui s’intitule « Condamné à me tuer« , paru aux éditions J’ai Lu. 45513722_924678797741528_8485740506465173504_n

Dans ce roman polyphonique, chacun décrit le calvaire de Jonathan Destin et ce qui l’aura finalement conduit à commettre l’irréparable : « Jusqu’au moment où il m’ont collé un pistolet sur la tête. Ce jour-là, j’ai décidé de mourir. »

Pour conclure, je souhaite rappeler quelques informations utiles sur le harcèlement scolaire :

  • Une définition du harcèlement (extraite du livre « Condamné à me tuer ») : Le harcèlement est une violence répétée. Elle peut être verbale, physique ou psychologique. On la retrouve au sein de l’école lorsque les enfants sont insultés, menacés, molestés, frappés ou dénigrés, sur les réseaux sociaux par exemple. Le harcèlement répond à trois caractéristiques : la violence, la répétitivité, l’isolement de la victime.
  • Un numéro : 3020

Aujourd’hui, Jonathan intervient auprès des professeurs pour faire de la prévention contre le harcèlement. N’oubliez pas, on peut tous agir face à ce fléau… Vous n’êtes jamais seul.

Photos : AmelieB

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