Koe No Katachi : La surdité est-elle un frein à l’intégration ?

« Koe no Katachi » (« A silent voice ») est un film d’animation japonais sorti en 2016, produit par le studio Kyoto Animation et édité par Kazé. Il est basé sur le manga éponyme écrit et illustré par la mangaka Yoshitoki Oima, prépublié dans le Weekly Shonen Magazine entre août 2013 et novembre 2014. La version française a été éditée par Ki-oon au cours de l’année 2015. vlcsnap-2017-12-02-09h13m02s274

Résumé : Lorsqu’une nouvelle élève prénommée Shouko Nishimiya intègre sa classe de primaire, Shouya Ishida est d’emblée intrigué par cette jeune fille sourde et souriante, qui a le don de le mettre mal à l’aise. Turbulent et ne sachant pas comment l’aborder, il décide alors, avec le soutien de ses camarades, de la brutaliser et de la traiter comme une paria. Alors qu’il fait tout pour lui rendre la vie impossible, allant jusqu’à détruire ses appareils auditifs, Shouko s’entête à vouloir devenir son amie.

Néanmoins, lasse d’être harcelée, la jeune fille va être déscolarisée, laissant Shouya seul face à ses responsabilités et rejeté par la classe entière. Quelques années plus tard, les deux adolescents se retrouvent et le garçon apparaît sous un nouveau jour : pour communiquer avec Shouko, il appris le langage des signes, désireux de réparer les erreurs du passé en se liant d’amitié avec elle. D’abord méfiante, la jeune fille, surprotégée par sa petite sœur et sa mère, accepte finalement de le laisser entrer dans sa bulle. Pas à pas, ils apprennent à se découvrir et constatent qu’ils ont plus de points communs qu’ils ne le pensaient, notamment vis à vis du dégoût qu’ils ressentent pour eux-mêmes.

Au-delà du handicap, « Koe No Katachi » est avant tout un film sur l’acceptation de soi et le pardon.

Bande Annonce YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=Ivrq1ZwsRps

Distribution des personnages principaux :

Saori Hayami : voix de Shouko Nishimiya

Miyu Irino : voix de Shouya Ishida

Critique : 

Un film très émouvant qui montre les difficultés d’adaptation des personnes malentendantes dans le milieu scolaire et interroge la question du suicide à l’adolescence. En effet, Shouko et Shouya pensent tous deux qu’ils ne méritent pas leur place dans cette société et que leur existence cause du tort à celle de leur entourage. Cependant, tout au long du film, ils vont apprendre que, en dépit de leurs fragilités, ils peuvent vivre pleinement le présent, sans remettre en doute la possibilité d’un avenir. « Tu dois t’aimer malgré tes faiblesses et aller de l’avant. »

On peut voir également l’importance des mots et la signification qu’on leur attribue, puisque Shouko tente de révéler ses sentiments au jeune homme, et ne parvient pas à se faire comprendre ; « J’ai dit à Ishida que je l’aimais. Mais il n’a pas compris », écrit-elle à sa petite sœur. Dans cette situation, le moindre geste ou regard devient éloquent et remplace l’indicible.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *