CINEMAAprès avoir été collégien puis lycéen à Hélène Boucher, Julien De Ciancio, 19 ans, nous fait part de ses projets, de ses ambitions pour le cinéma et le théâtre ainsi que de son meilleur et pire souvenir lorsqu’il était encore élève dans cet établissement…

Qu’est-ce que tu as fait comme Bac lorsque tu étais à Hélène Boucher ? Alors, quand j’étais ici, j’ai fait un baccalauréat littéraire ! C’était il y a deux ans.

  • Est-ce que tu as toujours voulu faire une école de cinéma?  Quand les profs nous posent, en début d’année, la petite question : « Qu’est-ce que vous voulez faire comme métier plus tard ? « ,  je m’étais toujours dit que j’aimerais travailler dans le spectacle ou dans le théâtre mais jamais dans le cinéma. Je ne suis pas un si grand fan que ça de cinéma mais j’ai découvert cette formation à Luxembourg qui est vraiment très intéressante puisque c’est un BTS en cinéma et audiovisuel. C’est une école publique où tous les professeurs sont des professionnels donc ils t’insèrent déjà dans le milieu de l’audiovisuel et les techniques qu’on apprend se rapprochent aussi de celles du théâtre et du spectacle vivant.
  • Et du coup tu avais déjà fait du théâtre avant ? Oui,  j’ai fait 3 ans au conservatoire d’arts dramatiques de Metz et j’ai monté, avec Paul Didier, ma compagnie en 2012 ( j’ai regardé ce matin pour ne pas me planter dans la date !), c’est Mouvement MILES et on a monté ça, on devait être au collège. On était ensemble depuis la maternelle, on s’est juste séparés après la Terminale, parce qu’on avait des voies de professionnalisation différentes et on a monté donc une compagnie avec rien, c’est-à-dire juste avec l’envie de monter des projets ensemble : on a réalisé des courts métrages, des spectacles déambulatoires dans le lycée, on a emmené les gens au grenier, on a amené les gens à la cave et on a revisité le mythe d’Oedipe, enfin, on a fait plein de choses. On a fait un spectacle « Son et Lumières » qui s’est fait de notre propre initiative mais avec la précieuse aide du NEST*, qu’il faut encore remercier ! On a fait plein de choses mais qui n’étaient que l’initiative de nous, collégiens puis après lycéens.

 » On était complètement autonomes, on a tout monté tout seuls! « 

  • Est-ce qu’il y avait une option théâtre?  Non, c’est-à-dire qu’on était complètement autonomes, on a tout monté tout seuls  ! C’est-à-dire toutes les démarches : demander des salles, demander des salles de répétitions. On a pu jouer au NEST : sur leur parking ! Ils ont installé une scène et on a eu 300 spectateurs donc on était super contents ! C’est pour ça que je trouve dommage qu’il n’y ait pas d’option comme ça mais les élèves peuvent initier des choses, de belles initiatives comme vous l’avez fait aussi en créant le journal du lycée HB NEWS.
  • Est-ce que tu peux plus précisément présenter du coup l’école de cinéma du Luxembourg?  Là je suis dans ma deuxième année de mon BTS , c’est une formation de deux ans ; et donc vraiment en deux ans on traverse tous les métiers techniques du cinéma, de la production à la réalisation en passant par l’écriture de scénarios, la diffusion, le montage, la prise de vue, l’éclairage, vraiment tous les métiers du cinéma qui puissent exister. En première année, on découvre surtout les métiers et pendant la deuxième, on a une professionnalisation, c’est-à-dire qu’on choisit dans quoi on veut se spécialiser et après on a un total de 640 heures de stages à valider dans les entreprises que l’on désire. Et on doit aussi réaliser un projet de fin d’année d’études ; moi j’ai un projet de court métrage.
  • Et du coup, les études que tu fais, c’est dans quel but ? J’ai un projet tout autre qui n’est pas d’entrer tout de suite sur le marché du travail, c’est de tester l’ INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle) à Bruxelles, une formation pour se spécialiser dans la mise en scène de théâtre.
  • Meilleur et pire souvenir à Hélène Boucher ?  Quand on a organisé un parcours déambulatoire théâtral avec notre compagnie de théâtre, ici, dans tout le lycée, on est vraiment passé par toutes les pièces de l’établissement. En fait, on a proposé au public de « suivre » l’histoire du mythe d’Oedipe. Et à la fin de l’histoire, le moment où il se crève les yeux, on voulait faire ça absolument à la cave mais on avait pas demandé l’autorisation. Mon meilleur souvenir, c’est le regard du proviseur, quand on a dit  : « Maintenant on va descendre à la cave ». Je pense que c’est le meilleur souvenir parce  qu’on a réussi à s’emparer d’un espace de liberté, pendant toutes ces années de lycée, où on a construit des spectacles.  Le pire souvenir, c’était censé être le meilleur mais c’est devenu le pire : on était au collège et on s’est fait enfermés dans le CDI à midi et pour rire on s’est dit que c’était très drôle et qu’on allait sortir par la porte CDI lycée. On a attendu 20 minutes, on est sortis de notre cachette et finalement cette porte-là était également fermée. 2h au CDI, la panique, on a appelé tous les numéros et on a dû appeler l’accueil à la rescousse !  IMG_1152                                                                                    Julien face à France.

Photo 1 : Représentation Safari d’Oedipe.

*NEST-CDN Thionville : http://www.nest-theatre.fr/

Et si on parlait études et cinéma ?

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