Le marquis de Condorcet

Lycée des métiers

LE MARQUIS DE CONDORCET

MARIE JEAN ANTOINE NICOLAS CARITAT MARQUIS DE CONDORCET (1743-1794)

Jean Antoine Nicolas Caritat, marquis de Condorcet, est né le 17 septembre 1743 à Ribemont, en Picardie, dans une famille noble.

A onze ans, il est envoyé par son oncle au collège des Jésuites de Reims, puis à quinze ans à Paris, dans le collège de Navarre, lui aussi tenu par les Jésuites.

Il se distingue comme mathématicien en 1765 par son Essai sur le calcul intégral.

Il entre à l’Académie des sciences en 1769 à 26 ans et en devient secrétaire perpétuel. A l’Académie française, il se montre plus intéressé par les applications mathématiques, par l’économie et par le progrès social. Il est ami avec Turgot, Voltaire et d’Alembert. Il rédige pour l’encyclopédie des articles d’économie politique.

Il se distingue par son combat contre la peine de mort, contre l’esclavage et sa lutte en faveur de l’égalité des droits.

Député à l’assemblée législative et à la Convention, il propose un projet de réforme de l’instruction publique en 1792. Il prévoit cinq niveaux d’instruction : les écoles primaires, les écoles secondaires, les instituts, les lycées et la Société Nationale des Sciences et des Arts.

Proche des Girondins, il ne vote pas la mort de Louis XVI, ce qui l’oblige à se cacher à partir de juin 1793 jusqu’à ce que les agents de la Terreur l’arrêtent. C’est en prison qu’il écrit son œuvre principale, « Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain « . Convaincu que les sciences vont connaître un immense développement, il affirme que le progrès de l’humanité peut être assuré grâce à une éducation bien orientée.

Sa vie et sa pensée en ont fait un précurseur et un modèle s’appuyant sur la Science et la Tolérance.

Au delà du combat pour les droits de l’homme, elles s’expriment aussi dans la foi de Condorcet en l’instruction, son refus de toute démagogie, son exigence en la morale en politique. Précurseur, il a soutenu les droits des femmes à l’égalité, les droits des protestants et des juifs à la citoyenneté, le droit des esclaves à l’émancipation, les droits des criminels à conserver la vie.

Emprisonné à Bourg-la-Reine le 29 mars 1794, il est retrouvé mort dans sa cellule.