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Les effets
des activités humaines sur la planète

Des lycéens de Teyssier ont assisté à une conférence sur les effets visibles de l’activité humaine et de sa pression sur les ressources naturelles et la dégradation de la planète.

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Jean-Louis Imbs, naturaliste, explorateur du grand Nord et grand voyageur dans le monde, a tenu une conférence sur les effets visibles de l’activité humaine sur la planète. Ce thème correspondant parfaitement aux programmes déclinés de terminale série scientifique, les 75 lycéens de 2 classes science et vie de la terre (SVT) sont présents pour assister à cette conférence avec leurs enseignantes Cécile Jacob et Sandrine Lang.

L’expérience du grand Nord

Il a développé ses constatations effectuées depuis le Groenland en passant par le Canada, l’Alaska, le Japon, la Chine, la Corée du Sud, la Sibérie, l’Amazonie pour terminer en Antarctique. Presque du pays, puisqu’originaire d’Ingwiller, il montre son expérience sur le grand Nord en débutant avec le Groenland, « terre danoise, île composée de chasseurs et pêcheurs dans 84 % de glace, qui subit actuellement un réchauffement et un dégel du permafrost (terrain gelé en permanence sur une grande profondeur). Cela a occasionné la découverte de mammouth percé d’une flèche, ce qui prouve la présence de l’homme il y a 45 000 ans dans la contrée ».

Les Inuits bouleversés

« Ces Inuits, qui vivaient uniquement de la chasse au phoque, voient actuellement leur mode de vie complètement modifié par ce réchauffement, avec Internet, mais pas de travail », déplore Jean-Louis Imbs. En ce qui concerne l’Alaska, « les autochtones vivaient de la chasse à la baleine, avec une notion de partage. L’exploitation du pétrole acheté par les Etats-Unis, avec la construction de pipelines, a complètement bouleversé les paysages, en perturbant la manière de vivre. Accumulant des immondices qui se conservent malheureusement avec le froid, ils ont des problèmes de santé », détaille l’explorateur.

Les suites de Fukushima

Les lycéens de terminale SVT sont attentifs pendant les explications du conférencier.

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« Au Japon, la catastrophe de Fukushima occasionne une pollution par radioactivité de l’océan pacifique nord. Ceci visible jusqu’au Canada provoquant l’échouage de baleines par perturbation de l’oreille interne. Ceci est certainement dû à la chaîne alimentaire avec irradiation du plancton et des crevettes dont elles se nourrissent », affirme le voyageur. Il poursuit en expliquant qu’en Chine, le besoin en énergie avec utilisation du charbon provoque une pollution terrible visible et connue. Le Canada, la déforestation, l’utilisation de pesticides, la reforestation voit les forêts qui meurent à cause des insectes.

Jean-Louis Imbs termine avec l’Amazonie « qui voit son écosystème détruit avec la déforestation et la corruption qui règne sur place ». Une conférence qui montre une dégradation des écosystèmes un peu partout dans le monde, due en grande partie par les effets de l’activité humaine, « mais en sachant que la nature peut se régénérer si on la laisse en paix ».

Une séance de questions-réponses a terminé cette discussion où un certain conformisme est apparu chez plusieurs jeunes doutant d’une saine réaction humaine.