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Maths en Jeans
en liberté

Le collège Kieffer et le lycée Teyssier de Bitche se sont engagés une nouvelle fois dans l’opération "Maths en jeans". Elle consiste à placer les élèves dans une posture de chercheurs : les mathématiques ne sont plus subies, elles vivent, se construisent, grandissent.

Cette année, ce sont 34 jeunes (17 collégiens et 17 lycéens) qui se sont laissés tenter par cette autre aventure dans l’univers des sciences.

Intuition et rigueur

Comme chaque année, Florence Soriano-Gafiuk, chercheur à l’institut Elie Cartan (Université de Lorraine), est venue à la rencontre des professeurs de maths et des élèves bitchois afin de leur présenter les nouveaux problèmes de l’année. « Les sujets proposés sont pour la plupart des problèmes ouverts, dans le sens que les réponses ne sont pas forcément connues par la communauté scientifique. Pour les élèves, il s’agit d’expérimenter, d’observer, de conjecturer de nouveaux résultats. Si les démonstrations ne peuvent pas être établies dans le cas général, il est parfois possible de les élaborer dans des cas particuliers. » D’autres fois, au contraire, les jeunes pourront se lancer dans des généralisations. « L’illustre mathématicien Georg Cantor disait que l’essence des mathématiques, c’est la liberté. A Maths en jeans, les élèves sont entièrement libres. » Par exemple, un groupe s’intéressera au nombre minimal de couleurs utiles pour colorier une carte plane. « Rien ne les empêche d’étendre le problème au coloriage d’objets de l’espace. Les activités mathématiques proposées sortent du cadre scolaire : les jeunes peuvent mener leurs enquêtes, utiliser des notions mathématiques qui n’ont pas encore été abordées en classe, faire large usage des outils numériques… Ils ne sont attachés à aucune contrainte. L’opération exige de l’intuition, de la créativité et de la rigueur », détaille Florence Soriano Gafiuk.

Publication dans une revue scientifique

D’autres sujets ont été posés : un groupe s’interroge sur l’existence de triangles non isocèles dans un nuage quelconque de points. Un autre analyse les parcours fermés d’un chevreau qui se déplace en effectuant des pas en "L". Les plus jeunes s’intéresseront à des problèmes de pesée ou à un jeu de stratégie mettant en scène des batraciens.

Comme tous les chercheurs, les mathématiciens en herbe n’échapperont pas à l’ultime étape qui consiste à présenter les travaux devant la communauté. Lorsque les résultats sont suffisamment prometteurs, ils rédigent un article pour publication dans une revue scientifique. Cette année, c’est à Valencienne que les élèves bitchois se rendront pour exposer leurs travaux. Bonne chance à eux