Le coup de feu pour les apprentis cuisiniers

vendredi 3 février 2012
par  Brunner
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JPEG - 40.2 ko Le Bac, c’est parti ! Même pour les terminales Bac pro de la section cuisine du lycée Curie de Freyming-Merlebach qui étaient à l’épreuve du feu hier matin. Dès 7 h 30, les élèves en Bac pro, section cuisine du lycée Curie de Freyming-Merlebach prennent connaissance de leur panier. De quoi préparer un menu : assiette végétarienne, poulet, et un Paris-Brest en dessert. « Une fois qu’ils ont connaissance des matières premières et des techniques obligatoires à appliquer, ils doivent élaborer leur plan de travail et définir par exemple comment ils vont cuire leur poulet et avec quelle sauce », explique M. Lamour, un des quatre professeurs de cuisine de l’établissement. Pour autant, eux ne sont là que pour aider à la mise en place des quatre élèves convoqués pour cette première journée. Ils seront 13 au total à passer leur Bac pro cette semaine.

L’élève et le commis

Les jurys sont composés de deux restaurateurs professionnels et deux enseignants venus d’autres établissements. En milieu de matinée, les professionnels ont déjà une première impression de ceux qui sont dans le jus et de ceux qui s’en sortent. Chaque candidat est assisté par un commis de cuisine tiré au sort. Ce sont les élèves de deuxième année de Bac pro qui jouent ce rôle important de second. Une élève se fait d’ailleurs reprendre car elle demande à son commis de préparer la pâte à choux. « Ce n’est pas au commis de faire ça », lui indique Patrick Thiebaud, chef de travaux. Ambiance ! « Plutôt pas mal »

Le premier plat doit être servi à 12 h 40.

Sur certains pianos, les pommes de terre ne sont pas encore épluchées et certaines candidates semblent visiblement perdues.

Mais pour Gustave Reeb, ancien chef du restaurant du Schlossberg à Forbach, « tout cela manque quand même de pratique et ils perdent beaucoup de temps à se passer les consignes pour des recettes qui sont quand même assez faciles. »

Mais au final, « c’est plutôt pas mal », d’après un professeur qui précise qu’à la note pratique (coef. 3) s’ajoutent encore des notes d’autres matières.

Ce genre d’épreuve est amené à disparaître d’ici trois ans avec la réforme des Bac pros puisque les contrôles se dérouleront en continu.

Un professeur confie : « Organiser une telle épreuve, cela coûte en moyenne 100 euros par élève, sans compter les frais de déplacements des examinateurs. Tout cela reporté au niveau national, c’est énorme. » Tous évidemment regrettent cette nouvelle formule puisque c’est à l’épreuve du feu qu’on reconnaît un bon cuisinier ! C. D.G


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