Hésiode
( 8ème - 7ème siècle avant J.C.)
Théogonie,
v.116 - 137
Les premiers dieux

Donc au tout  début il y eut Vide, et puis
Terre au large sein, pour tous toujours assise sûre,
- Les immortels, maîtres aux cimes enneigées de l'Olympe -
Et Tartare brumeux au fond du vaste monde ,
Et Amour, le plus beau chez les dieux immortels,
Qui fait le corps défaillir
Et dans la poitrine de tout dieu comme de tout homme
Subjugue le sens et le sage conseil.
De Vide naquirent Érèbe et noire Nuit.
Et de Nuit à son tour on vit éclore Éther et Jour,
 - Qu'elle enfanta de son union d'amour avec Érèbe -.
Terre de son côté donna d'abord naissance à Ciel étoilé,
Egal à elle, afin qu'il l'enveloppât tout entière
Et fût toujours pour les grands dieux un sûr séjour.
Et elle mit au monde les Montagnes hautes, demeures des grâces divines,
Les Nymphes habitantes des monts vallonnés.
Elle enfanta aussi  Pontos, grand large sans récoltes agité de grosses vagues,
Sans le désir d'amour ;
Ensuite, du lit de Ciel elle enfanta encore
Les Titans,
Océan aux profonds tourbillons, Coeos et Crios, Hypérion et Japet,
Et les Titanides,
Théia et Rhéia, Thémis et Mnémosyne,
Et Phoebé, couronne d'or, et Téthys, tant aimée ;
Parmi eux il y eut le mieux armé,
Cronos à l'esprit crochu,
Le plus redoutable des enfants : il eut la haine pour son père florissant.

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Tableau généalogique
Texte grec
Mise en page :
Lycée Raymond Poincaré - Bar le Duc
classe de seconde 10
(tournoi "Arachnoé " - année 1999-2000)