Bulletin N° 18
Juin 2017
 
SOMMAIRE du numéro 18
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Défi étymologique 2017 : une édition sous le signe de la raison

    Le Défi étymologique est désormais bien ancré dans le paysage annuel de nos enseignements. L’édition 2017 a connu un succès semblable aux quatre précédentes : un peu plus de 2000 élèves y ont participé, originaires d’une soixantaine d’établissements. L’épreuve de 5ème a été déplacée en 4ème, afin de pouvoir s’appuyer sur un lexique suffisamment étoffé. Les lycéens rencontrés lors des remises des prix expriment le souhait d’une épreuve pour les 1ères, mais nous n’envisageons pas pour l’instant de répondre favorablement à cette demande. En effet, l’organisation de ce concours est lourde. Nous avons, depuis l’édition 2013, imaginé quatre cents questions et corrigé bien plus de 2000 copies. Un renouvellement bienvenu a été apporté par les contributions de quelques-uns d’entre vous et nous remercions vivement ceux qui nous ont soufflé quelques devinettes étymologiques. Marie-Anne Lefort poursuit elle aussi son engagement dans cette action, malgré sa retraite, en nourrissant et corrigeant les épreuves de grec. Les volontaires peuvent en permanence adresser leurs propositions de questions à Murielle Pavué (murielle.pavue@ac-nancy-metz.fr) pour le collège et à Florence Marchand (florence.marchand@ac-nancy-metz.fr) pour le lycée. Le corpus des mots est en ligne sur le site mais vous pouvez, si vous le souhaitez, faire porter vos énigmes sur d’autres mots latins ou grecs fructueux pour l’étymologie.

    Nous avons, cette année, valorisé les capacités de raisonnement et de démonstration logique autant que la mémoire des candidats. Les questions invitaient par exemple à des ponts vers les langues vivantes, comme vous le verrez dans les documents qui suivent. Certains mots invitaient, eux, à repérer préfixes et suffixes et à rendre compte des mécanismes de composition. C’était par exemple le cas du terme « manicule ». « Les Jardiniers des mots », toujours disponibles sur le site, donnent des clés et des exercices pour entraîner les élèves sur ce plan. Voici, pour illustrer ce point, la réponse donnée par le lauréat académique en 4ème, pour la question 3 :

    Si le Spa, bain à remous n’est plus à présenter, son étymologie demeure incertaine. Pour certains, ce mot viendrait de Spa, nom d’une ville thermale belge. Pour d’autres, il s’agirait d’un acronyme latin : Sanitas Per Aquam. En quoi cette seconde hypothèse est-elle intéressante ?

    Réponse : Cette hypothèse est intéressante car « sanitas » signifie « fait d’être en bon état, bien portant » ; « per » signifie « par » et « aquam » signifie l’eau. Donc soigner par l’eau. Voici pourquoi cette seconde hypothèse est intéressante.

    Certes, on attendait aussi la citation complète des mots latin du lexique, mais c’est la compétence à construire une démonstration claire, à user de mots de liaison pertinents que nous retenons là, comme une nouvelle preuve de la capacité de l’enseignement des langues anciennes à développer chez les élèves des savoirs et savoir-faire variés.


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    La presse en parle


Coordination du bulletin :
  S. Gaudel : sophie.gaudel@ac-nancy-metz.fr

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