Langues anciennes dans l'académie de Nancy-Metz Bulletin N° 5
printemps 2004
 
SOMMAIRE du numéro 5 En raison d'un cambriolage au CRDP de Lorraine, ce bulletin n'a pu sortir dans les délais prévus, ni dans sa version "papier", ni par conséquent dans sa version "électronique". Nous vous prions de nous en excuser.

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Éditorial

     Il y un an, dans le troisième bulletin des langues anciennes, nous engagions ensemble une réflexion sur les effectifs en langues anciennes. 
     Notre attention était alors attirée par l'énorme différence entre le nombre des élèves latinistes de collège (18,6 % des élèves de troisième des collèges publics) et celui des élèves de lycée (3,3 % des élèves de seconde des lycées publics). La question de la continuité du collège au lycée se posait avec acuité : des liaisons ont été mises en œuvre localement et portent leurs fruits. D'autres projets existent, notamment en lien avec le développement de la filière littéraire : nous sommes sur la bonne voie. Les circonstances, en l'occurrence l'attention institutionnelle portée sur les groupes à faible effectif - moins de huit élèves, entend-on dire - nous conduisent à examiner la situation en lycée.
     Je vous propose de considérer la classe terminale, ce qui revient à parler de la présence des langues anciennes au baccalauréat.
     Examinons tout d'abord les enseignements de spécialité. Cette année, en grec, 17 élèves se présenteront à l'épreuve écrite (15 en 2002, 11 en 2003). Sur ces 17 candidats, 10 sont originaires des Vosges, 4 de Moselle et 3 de Meurthe et Moselle. En latin, 41 élèves se présenteront à l'écrit (contre 43 en 2003 et 66 en 2002). La baisse est nette. Les lycées qui présentent le plus de candidats sont le lycée Poncelet à Saint-Avold et le lycée Lapicque à Epinal, des établissements où s'est engagée une véritable dynamique des langues anciennes, en lien avec la série et avec le soutien de l'équipe de direction.
Pour ce qui est de l'épreuve facultative, il y aura 91 candidats en grec (74 en 2003, 78 en 2002). La proportion d'élèves de la série L demeure la même depuis trois ans, environ 33 %. En latin, nous constatons une baisse du nombre des candidats : 393 pour cette année (434 en 2003 et 431 en 2002). La série littéraire représente 17 % cette année. Ce sont les élèves des séries S qui constituent le gros des bataillons.
     De ces chiffres nous pouvons tirer quelques conclusions. Là où une volonté collective s'est développée, où des actions ont été menées, le nombre des candidats - et de candidats issus de L - augmente. Cela doit donner à d'autres établissements l'envie d'entreprendre. Il faut que les lycées - et tout particulièrement ceux des deux grandes villes universitaires - s'engagent résolument dans une politique de renouveau des langues anciennes.
Par ailleurs, 4 candidats sur 5 en latin, 2 sur 3 en grec ne sont pas des littéraires : cela doit nous conduire à réfléchir sur l'évaluation à l'oral de l'examen, mais aussi à identifier clairement ce que nous voulons transmettre à des élèves qui n'étudieront plus de langues anciennes au-delà du lycée.
 
D.Pierrel, IA - IPR de Lettres

 
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