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Retard mental

mardi 24 juin 2008, par Conseiller pédagogique départemental usages du numérique

De quoi s’agit-il ?
L’OMS dans sa Classification Internationale des maladies (CIM-10), définit le retard mental comme un arrêt ou un développement mental incomplet, caractérisé par une insuffisance des facultés et du niveau global d’intelligence, notamment au niveau des fonctions cognitives, du langage, de la motricité et des performances sociales.

L’OMS distingue 4 degrés de retard :
  • Le retard léger : QI entre 50 et 69, personnes connaissant des difficultés scolaires mais capables de s’intégrer à la société de façon autonome à l’âge adulte.
  • Le retard moyen : QI entre 35 et 49, personnes connaissant dans l’enfance des retards de développement importants mais de bonnes capacités de communication et une indépendance partielle, avec, à l’âge adulte, nécessité de soutiens de différents niveaux pour s’intégrer à la société.
  • Le retard grave : QI entre 20 et 34, personnes ayant besoin, d’un soutien prolongé
  • Le retard profond : QI inférieur à 20, personnes ayant peu de capacités à communiquer, à se déplacer et à prendre soin d’elles-mêmes.

 

Comment cela se manifeste-t-il ? Le retard mental a des retentissements sur :
  • le langage
  • le raisonnement, l’analyse des situations
  • les contenants de pensée, l’espace, le temps
  • l’attention, la concentration
  • la mémoire
  • la fatigabilité

Quelles conséquences dans la classe ?

Quelle pratique de classe adopter ?

Le langage :

Les difficultés peuvent être très variables et se situer à des niveaux différents (articulation, bégaiement,...) jusqu’à des problèmes de communication. Il est nécessaire de travailler la verbalisation, faire raconter, faire revenir une information sous forme de questions ouvertes. Favoriser ainsi le fonctionnement de la pensée, son organisation.

Le raisonnement :

Lors de l’analyse des situations : difficultés à passer au stade de l’abstraction. Ce sont des enfants qui ont leur propre raisonnement, leur propre compréhension du monde.

  • Donner une consigne après l’autre bien les décomposer pour aller progressivement vers des consignes simultanées.
  • Favoriser les manipulations en raison des difficultés à entrer dans l’abstraction, proposer des représentations graphiques d’un énoncé.

Les contenants de pensée, l’espace et le temps :

Des difficultés de repérage, d’organisation :

  • Prévoir des emplois du temps illustrés progressivement par demi-journée, journée, semaine.
  • Espace : penser à l’organisation et au repérage au niveau du poste de travail, puis de la classe, l’école, le quartier.

L’attention, la concentration :

Les difficultés d’attention et de concentration peuvent être influencées par les efforts importants mobilisés.

  • Moduler les activités, alterner, inclure des pauses, - Laisser aux enfants le temps de s’imprégner des consignes.
  • Proposer des activités stimulantes qui donnent à l’enfant l’envie de faire.
  • Adapter l’environnement en limitant les stimulations qui pourraient parasiter l’écoute.

La mémoire : consulter la fiche sur la mémoire

La fatigabilité :

Le degrés de fatigabilité est variable, il est lié à la charge intellectuelle plus ou moins importante déployée face à une tâche. Alterner les séances d’apprentissages scolaires avec des activités ayant un but pédagogique mais plus ludiques ( jeux de kim, mémory.....)

Pour en savoir plus ?
 
  • Enseignement spécial et handicap mental Jean -Luc Lambert. Edition Pierre Mardaga
  • Penser le handicap mental sous la direction de Gérard Zribi et J-L ChapellierEdition de l’école nationale de la santé publique
  • Le miroir brisé, Simone Sausse Edition Calmann-Lévy