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Accueil > A.S.H. > Centre de ressources ASH > Dyslexie

De quoi s’agit-il ?
 

Il est important de distinguer parmi les enfants faibles lecteurs, ceux qui présentent de simples difficultés en lecture (retard simple dû à des causes environnementales, familiales ou scolaires : approche pédagogique et éducative adaptée), et ceux dont les faibles compétences en lecture résultent d’un trouble cognitif (enfant dyslexique).

La dyslexie :

  • Difficultés durables d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme chez des enfants intelligents, normalement scolarisés et indemnes de troubles sensoriels (vue, ouïe, motricité) et sans carence éducative.
  • Si l’enfant en situation d’échec n’est pas obligatoirement dyslexique, en revanche le dyslexique est toujours, lui, en situation d’échec scolaire. Le dysfonctionnement cognitif à l’origine des dyslexies sera présent tout au long de la scolarité de l’enfant et encore au cours de sa vie d’adulte.
  • Un diagnostic de dyslexie ne peut être posé au mieux qu’après 18 mois d’apprentissage de la lecture.

 

Comment cela se manifeste-t-il ?
  • Engendre un handicap social lié à la lecture-écriture
  • Gêne au niveau des processus de communication et de conceptualisation
  • Trouble du « faire » dans la lecture-écriture : l’enfant sait ce qu’il faut faire mais ne peut pas le réaliser harmonieusement.
Quelles conséquences dans la classe ?

D’après le bulletin apedys-france (www.apedys.org) :

  1. Difficultés d’orientation spatio-temporelle
  2. Difficultés en discrimination auditive
  3. Difficultés en discrimination visuelle
  4. Difficultés à mémoriser (mémoire auditive et /ou visuelle)
  5. Difficultés à lire
  6. Difficultés à écrire et à copier
  7. Lenteur, fatigabilité, doutes
  8. Mauvaise image de soi, découragement
  9. Manque de compréhension de l’entourage

Réponses à apporter

  • Apporter une première aide dans le cadre de la pédagogie différenciée,
  • Parallèlement, informer les parents des difficultés rencontrées,
  • Interpeller le RASED et le médecin scolaire,
  • Conseiller aux parents d’en parler à leur médecin traitant pour qu’il prescrive un bilan orthophonique ou psychomoteur afin d’évaluer le niveau de difficulté et ensuite, le cas échéant, proposer une prise en charge.
  • Quand les troubles sont sévères, l’équipe éducative peut proposer un bilan plus approfondi dans un centre spécialisé (Centre Référent pour les troubles du langage et des apprentissages en Milieu Hospitalier).

Le dépistage des enfants à risque peut se faire dès la grande section maternelle et
une rééducation être entreprise avant que l’enfant ne soit en échec scolaire.

Ce qui peut alerter en grande section :

  • faibles capacités en conscience phonologique
  • existence d’un trouble du langage oral et/ou de la mémoire verbale
  • troubles du graphisme
  • difficultés de dénomination des lettres
Quelle pratique de classe adopter ?

Il n’existe pas une aide standard s’adaptant à tous les dyslexiques. Il convient de considérer en premier lieu la dyslexie comme un handicap et d’expliciter aux autres élèves la spécificité des difficultés.

Place dans la classe :

Le placer devant, face à l’enseignant, seul ou à côté d’un élève calme et peu bavard.

Présentation du travail :

  • Donner des documents clairs et aérés
  • Ecrire les consignes en cursive pour éviter les confusions graphiques
  • Au tableau écrire peu et gros, utiliser la couleur
  • Permettre l’usage du crayon de papier et de la gomme pour éviter les ratures fréquentes
  • Eviter les textes manuscrits pour apprendre les leçons

Méthodologie :

  • Possibilité d’utiliser la pointe du crayon ou le doigt pour suivre la lecture
  • Donner du temps
  • Accepter qu’il fasse moins que les autres mais qu’il le fasse bien
  • Insister sur les réussites
  • Eviter la copie inutile
  • Encourager l’expression écrite même s’il y a des fautes
  • Proposer les dictées écourtées ou à trous
  • Ne pas sanctionner l’orthographe des mots (hors dictée et exercices d’orthographe)
  • Lire le texte des problèmes de mathématiques
  • Fournir des fiches-outils et des référents clairs
  • Pour les leçons, vérifier le cahier de texte et aider l’enfant à s’organiser pour qu’il emporte tout ce qu’il faut
  • Ne donner si possible qu’une consigne à la fois
  • Pour apprendre les leçons, vérifier la bonne compréhension du résumé, souligner les mots à retenir en priorité
  • Privilégier l’expression orale dans l’évaluation de ses connaissances et dans la restitution des leçons
  • Utiliser la notation positive

Outils facilitateurs :

  • Proposer la construction d’un cahier aide-mémoire, d’un carnet lexique ou d’une bande-référents sur la table
  • Afficher un emploi du temps pour qu’il puisse se repérer
  • Mettre à disposition ordinateur, calculette, tables de multiplication, d’addition, de conjugaison, dictionnaire…
  • Favoriser la manipulation
  • Cahier dupliqueur
Pour en savoir plus ?