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Troubles du langage oral à l’école maternelle

mardi 24 juin 2008, par Conseiller pédagogique départemental usages du numérique

De quoi s’agit-il ? Retard de parole
  • Persistance des altérations phonétiques et phonologiques

Retard simple de langage

  • Absence des composants syntaxiques et linguistiques

Remarque : Les deux troubles sont souvent, pour ne pas dire
généralement, liés

 

Comment cela se manifeste-t-il ?

 

  • Possibilité de troubles du comportement
  • Difficultés à entrer en communication
  • Tendance au repli sur soi
  • Refus des exigences scolaires quand elles sont uniquement
    liées à l’usage de la parole
  • Crises d’anxiété ou d’angoisse
  • Nervosité accrue
Quelles conséquences dans la classe ? Compréhension :
  • En général, aucune difficulté particulière associée
  • Occasionnellement : actions par mimétisme


Attention
Plus fugitive quand il s’agit d’activités langagières traditionnelles
ou classiques,

Raisonnement
Difficultés à expliquer, justifier, voire nommer les actions mais
capacité à les mener à leur terme

Comportement
Si difficulté persistante  risque d’avoir un comportement
individualiste qui peut , à l’extrême, tourner à la violence ( envers
les autres ou envers soi-même)

Temps de latence

Souvent plus long ( lié soit au niveau de compréhension du vocabulaire
utilisé, soit à la transformation cognitive de la donnée dite oralement
à la réalisation effective de la tâche)

Mémoire :
A priori, aucun lien ne peut être mis en évidence

Langage

  • Passage lent entre les différentes étapes
  • communication gestuelle et non verbale
  • débuts ou fins de mots seulement
  • mots répétés en écho
  • mots outils qui remplacent la phrase
  • utilisation du présentatif seulement
  • phrases non construites : utilisation de mots non liés
    de manière syntaxique
  • verbes non conjugués
  • phrases simples ( sujet, verbe, complément )
  • phrases construites
<font color="#993300">Quelle pratique de classe adopter ?

Quelles causes
possibles ? Quelles aides solliciter éventuellement ?

Problèmes liés à l’audition
Proposer une consultation chez un ORL

Problèmes articulatoires
Faire réaliser un bilan orthophonique auprès d’un professionnel

Immaturité
Connaître par discussions avec la famille certaines conditions :
prématurité, relations intra-familiales,…

Mutisme électif
Créer un lien avec les familles pour que s’établisse une relation de
confiance comprise et acceptée par l’enfant

Difficultés récurrentes malgré les aides apportées à l’école

  • Solliciter des aides extérieures ( PMI, RASED, CMP, CMPP…)
    pour aider à mieux appréhender, cerner les difficultés et les résoudre
  • Intégrer l’école à des processus existants ( exemple :
    PPRE)

Comment être élève porteur de
troubles du langage ?

C’est à l’école, notamment en toute petite ou en petite
section de maternelle que l’enfant apprend à tisser des liens avec les
autres et découvre la vocation universelle du langage.
Grâce à une vigilance de tous les instants , on permettra à l’enfant de
passer du langage instinctif compris seulement par son entourage à un
langage construit, compréhensible par tous

Quelles erreurs à éviter ?

  • Forcer l’enfant à répéter des mots ou des phrases  risque
    de blocage
  • Refuser la dimension non verbale du langage
  • Utiliser un langage non accessible à un moment donné
  • Obliger l’enfant à parler devant ses pairs, devant un
    adulte …
  • Refuser l’écoute à un moment qui semble inopportun
  • Se décourager, même devant des échecs répétés
  • Eviter les consignes multiples ou contenant des négations
  • Parler sur un rythme trop rapide
  • Classer systématiquement l’enfant (il est dys….)

Quelle pratique d’école mettre
en place ?

  • Nommer à la place de l’enfant un objet montré
  • Reformuler ses demandes , ses paroles en utilisant un
    langage accessible par lui , à ce moment précis
  • Multiplier les recours à des outils adaptés (imagiers de
    classe notamment)
  • Multiplier les interactions
  • enfant avec un ou d’autres enfant (s)
  • enfant avec un adulte quel qu’il soit
  • enfant avec lui-même au travers d’un objet relationnel ou
    transitionnel
  • Utiliser des accessoires (marionnettes, téléphone , micro…)
    même lors d’activités non dirigées
  • Associer la famille en la sensibilisant, voire en prévoyant
    une guidance parentale adaptée
  • Valoriser les prises de parole (même infimes) pour aider à
    la confiance en soi, moteur d’une communication efficace
  • Varier les supports pédagogiques (objets, affiches, albums
    …) pour éviter tout lien forcé avec une activité « scolaire »
    imposée
  • Varier les situations d’apprentissage pour mieux cerner les
    centres d’intérêt de l’enfant
  • Faire preuve de patience
  • Accepter les refus temporaires (quitte à y revenir plus
    tard)
  • Savoir profiter des moments de connivence
  • Observer l’enfant dans ses relations à d’autres, même en
    dehors de la classe (accueil, sortie, récréation …)
  • Utiliser également les modes de la communication non
    verbale ( mime) pour ne pas obliger l’enfant à entrer dans un moule
    langagier pré établi ( la parole n’est pas le seul vecteur de la
    communication entre les individus)
  • Multiplier les expériences associant langage oral et
    gestuelle (jeux de doigts, théâtre, danse…) et valoriser les réussites
  • Créer une dynamique d’école au service des besoins
    spécifiques de certains enfants (exploser ponctuellement les groupes
    classes pour obtenir des groupes de besoin encadrés par un enseignant)
  • Tenir les familles informées des progrès de l’enfant (mêmes
    si ceux-ci apparaissent minimes)
  • Avoir une diction de bonne qualité
  • Créer des conditions pour rendre le langage, seule solution
    à la résolution d’un « conflit » avec un pair
  • Adapter le langage de l’adulte pour, sans tomber dans
    l’infantilisme, permettre une compréhension plus rapide et plus efficace
  • Montrer que la voix a d’autres rôles que celui d’être
    vecteur de la parole (chant, bruitages, borborygmes…)

Outils d’évaluation

  • Mesurer la fréquence des prises de parole sans attendre une
    évolution linéaire
  • Noter les conditions dans lesquelles elles ont lieu pour
    avoir un point d’appui
  • Mesurer à l’aide de grilles fines les évolutions
    successives au niveau de la syntaxe utilisée, les situer dans le temps
  • Vérifier dans la vie ordinaire de l’école, à n’importe quel
    moment de la journée, le lien entre évolution langagière et évolution
    comportementale

 

 

Pour en savoir plus ?

Contacter les auteurs de la fiche :

[Laurence COLLIN->mailto:ens-ref55-barleduc@ac-metz.fr] -
Sylvie BERTEAUX - Michel LEFEVRE - Laurent BEUVELOT - Arlette DUPUIS -
Christelle MAIGNAN - Ahmed NADRI

Documents joints