Publié : 19 mars 2014

Texte de la dictée N°23 CM1-CM2 2013-2014


Mais, au dernier moment, c’est lui qui faiblit. Une émotion rapide. Sans doute le mal des gares. Maman est obligée, elle pourtant si tendre, de le pousser d’autorité dans le wagon.


_ Va mon petit… Ne fais pas d’imprudences. Je te quitte, maintenant.


Elle s’éloigne de quelques pas.


_ Nos amitiés aux Jaouen.


Un geste de la main. Un sourire tremblant. Puis elle s’en va, elle se perd dans la foule. François est seul, contracté, un peu perdu. Il s’installe. Maman aussi est quelqu’un de bien ! La preuve, dès qu’elle n’est plus là, on devient tout frileux, presque craintif.


Heureusement, le train, bientôt, commence à rouler. Il prend sa longue allure de rapide, et François oublie maison, parents, passé. Il regarde, il parcourt le couloir, il se donne un air important, il s’amuse intensément. Pas moyen de lire. Il est trop excité !


 


D’après Boileau-Narcejac / Sans Atout et le cheval fantôme