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Pratiques de classes

Les écrits intermédiaires en classe

Pour valoriser les écrits intermédiaires en classe, quelques propositions :

 Article de Nicole FRAGA - CPC TOUL
 

- Introduire un réflexe fréquent dans toutes les disciplines : instaurer un écrit de travail comme préalable à la construction d’une réponse collective à l’oral. Double bénéfice :

o  chacun prend un temps pour réfléchir ( on ne se repose pas sur les élèves qui monopolisent l’espace de parole collectif),

o on donne un statut qualitatif aux échanges collectifs, en partant de propos réfléchis, pesés, argumentés. La parole commune = somme des intelligences sur une question collective.

- Utiliser le bloc-notes plutôt que le cahier de brouillon car :

o ce dernier est connoté ( tu es brouillon = peu clair, c’est un véritable brouillon = c’est sale)

o l’élève peut mieux comprendre les exigences de soin dans les cahiers (du jour, de devoirs..) car il a un espace personnel, éphémère sans aucune norme imposée. Il peut y expérimenter tous les possibles, sans contrainte d’évaluation. Actuellement, il a des tas de cahiers dont chacun requiert une exigence particulière. Ici, le contrat est plus net : cahier = soin, écriture lisible, corrections à apporter, bloc-notes = espace de liberté.

o Le bloc-notes est l’outil social de référence pour toutes sortes d’écrits intermédiaires ( prises de notes, listes, 1ers jets d’un courrier….)

- Valoriser l’aspect cognitif des écrits intermédiaires :

o en précisant aux élèves l’importance capitale de ces étapes

o en faisant coller de temps en temps ces travaux de recherche sur les cahiers ( 1er jet avant la production écrite recopiée, schéma des données d’une situation-problème en mathématiques avant la résolution au propre, listes d’idées ou d’hypothèses, etc.) pour bien montrer que l’on s’attache autant au chemin de l’apprentissage qu’au résultat.

o en encourageant verbalement : « Viens me montrer ton bloc-notes, que je vois comment tu as bien réfléchi à la question »

o en inventant d’autres supports qui invitent à ces écrits réflexifs : journaux de lecture, journaux d’apprentissages…

- S’appuyer sur la force du rite :

o en faisant écrire souvent sa pensée en construction, l’enfant comprendra mieux la raison graphique : l’écriture sera perçue comme un outil de réflexion.

o comme ces écrits éphémères ne sont ni normés, ni évalués, mais courts et rapidement conçus, le plaisir a y recourir sera plus spontané, plus libérateur. Dans l’esprit de beaucoup d’élèves, écrire = chantier d’écriture = temps qui s’étire, nombreux retours sur le texte, = ennui, lassitude ; ce n’est pas encore assez bien, c’est loin d’être fini…. Alors que l’écriture, historiquement, constituait un formidable outil d’émancipation…

o en écrivant souvent, on apprend à écrire : gageons des résultats d’un enseignement qui place l’écrit au centre des pratiques réflexives, par rapport à un enseignement qui propose un exercice hebdomadaire de production écrite où il s’agit de compléter des trous….

- Aider l’enfant à construire son identité et instaurer des espaces de co-construction des savoirs

o au travers de ces écrits quotidiens, l’élève se construit, se découvre en train d’apprendre : à chaque moment, on lui demande de dire sa vision, ses idées, comment il reçoit un texte, de dire ses réussites ou ses difficultés…

o en mutualisant ces écrits de recherche, en en faisant une liste collective d’arguments ou de contre-arguments, on favorise les échanges sur le savoir, on élargit les points de vue, on affine l’objet de travail …

- Enseigner quelques outils ou stratégies propres aux écrits intermédiaires  : utilisation de signes autres que l’écriture (flèches, signes d’insertion….), apprendre à faire des listes, reprendre des informations sous forme de tableaux, etc.

 

- Montrer des brouillons de savants, d’écrivains pour observer la pensée en construction

 

- Utiliser l’outil informatique pour produire les premiers jets : bien souvent, on utilise le traitement de texte pour la production finale. Or, cet outil offre de nombreuses facilités de révision des textes : moins de recopiage, les possibilités de déplacements, d’ajouts, de remplacements ou de suppressions sont plus fonctionnelles, les aides au plan orthographique également.

 

 

Approfondir cette problématique  :

- Les écrits intermédaires au cycle 3

-http://www.congresintaref.org/actes_pdf/AREF2007_Claire_DOQUET-LACOSTE_280.pdf

 

- Valoriser des états intermédiaires de la pensée et de la création 5site Bien Lire)

- http://www.bienlire.education.fr/02-atelier/fiche.asp?theme=1100&id=1309

 

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