Des étoiles plein les yeux

De g. à dte, Xavier-Laurent Petit, Laurent Malot, Sabrina Bensalah et Magali Wiéner

Et voilà, la 15ème édition d’Enlivrez-vous en mai s’est achevée il y a quelques heures et nous en  garderons une fois de plus de merveilleux souvenirs ! Sabrina Bensalah la première, dont le roman Appuyez sur étoile ! a reçu le Prix « Enlivrez-vous en mai » 2018, décerné par près de 500 élèves de 3ème et 2de. « J’ai entendu des petites voix sur mes personnages et ça, c’est un merveilleux cadeau ! » dira-t-elle aux élèves qui sont montés sur les planches du NEST pour lui présenter des mises en scène émouvantes d’échanges entre Avril et sa mémé, ou entre cette dernière et Dieu, via une boîte vocale des plus expressives ! Sous le charme également, Laurent Malot, Xavier-Laurent Petit, qui a « redécouvert » son texte,  et Magali Wiéner qui ajoutera « Vous avez fait un travail formidable de mise en valeur de nos textes, vous pouvez en être fiers ! »

Les élèves repartiront également avec de précieux conseils : « Pour devenir écrivain, prenez un ordi, un papier , un crayon, et lancez-vous ! Je ne crois pas aux écoles visant à former des écrivains. Écrire c’est raconter une histoire, c’est un travail d’artisan » (Laurent Malot), « Lisez, ce sont les écrivains, les  meilleurs cours d’écriture ! » (Magali Wiéner) et surtout, « Si vous avez envie de faire un truc, faites-le, mais faites-le vraiment » (Laurent Malot).

Quant aux membres du comité et aux professeurs, l’objectif est atteint ! Avoir permis aux adolescents de découvrir de beaux textes, de surmonter leur trac, et de s’exprimer devant un public ! Oui, des étoiles plein les yeux, ils peuvent en avoir maintenant, nos élèves !

A venir prochainement, photos et vidéos des temps forts de cette journée ! Et tout de suite, les textes coups de cœur primés !

« Appuyez sur étoile ! », de Sabrina Bensalah

Mon coup de cœur se dirige vers « Appuyez sur étoile ! ». Ce livre illustre bien les piliers de la vie, c’est-à-dire, la famille, l’amitié, l’amour et surtout la phase la plus dure, la mort.

Ce livre dévoile une belle complicité entre Avril et sa grand-mère. L’auteure veut également nous faire comprendre que nous pouvons vivre nos rêves, même les plus fous. C’est ainsi que la volonté d’Avril va lui permettre de réaliser le plus grand rêve de sa mémé chérie : s’éteindre telle une étoile au sommet d’une colline.

Adem B. (Lycée Hélène Boucher- Thionville)

 

J’ai particulièrement aimé le roman « Appuyez sur étoile ! ».

Premièrement, car c’est un roman vraiment très touchant, qui nous fait comprendre que rien n’est plus important que de réaliser ses rêves, de ne pas écouter ce que disent les autres, leurs jugements et le baratin qu’ils vous sortent pour vous dire que vous n’y arriverez jamais. C’est vrai, quoi ! Avril est juste une jeune femme innocente qui veut réaliser son rêve et celui de sa grand-mère, si ça, ça ne vous fait pas fondre le cœur ! Je pense vraiment que la majorité des gens ayant lu ce livre l’ont apprécié pour cela, pour le fait de vous faire pleurer malgré vous.

Deuxièmement, le point fort de ce livre, celui qui m’a marqué, c’est qu’Avril me fait penser à moi, têtue, avec des rêves plein la tête ! Je me suis tellement sentie à l’aise en le lisant !

Imane H. (Collège Marie Curie – Fontoy)

 

Mon coup de cœur est « Appuyez sur étoile ! » car ce récit exprime la vie, dans toute sa simplicité. La relation entre Avril et mémé m’a fait revivre la mort de ma propre grand-mère, sa maladie et sa fin de vie.

C’est un livre qui nous donne le sourire, lorsqu’Avril parle avec amour à sa mémé, comme il nous laisse en larmes, quand mémé s’éteint. Il nous « met les poils » et nous fait rire car ce n’est pas courant de rencontrer un Dieu qui se prend pour George Clooney !

Je félicite Madame Bensalah pour cette histoire extrêmement touchante. Je n’oublierai pas ce livre.

Florine  H. (LP Maryse Bastié – Hayange)

 

« A quoi tu ressembles ? », de Magali Wiéner

A quoi on ressemble ? Le titre de ce livre, déjà, touche un sujet très important pour chacun de nous. Comme les personnages, on ne sait pas tout de suite à quoi nous ressemblons. Seuls le temps, les expériences, nos décisions, peuvent créer une image complète de nous-mêmes ? On ne peut pas décider qui on deviendra, c’est notre famille, notre héritage qui forme notre esprit et notre façon de réfléchir ?

Après avoir lu ce roman, tu ne trouveras pas de réponses. Parce que la vérité est que, même si tu as 30 ans, ou bien 10 ans, tu te poses toujours des questions sur ton existence.

Par contre, grâce à cette lecture, tu te sentiras moins seul, moi, je me suis sentie comprise, moins isolée avec mes problèmes. Et en réalité, est-ce que ce n’est pas ça, le premier pas pour répondre à la question essentielle : « A quoi tu ressembles ? », de se dire que chacun de nous cherche à ressembler à quelque chose ou à quelqu’un ? Mais finalement, tu découvriras que la seule personne à qui tu ressembles… c’est toi-même.

Avantage ? Dans tous les cas, ta vie sera unique, comme toi !

Alors, à quoi ressembles-tu maintenant ?

Julianna G. (Lycée Hélène Boucher- Thionville)

 

Le titre du livre que j’ai préféré est « A quoi tu ressembles ? ». C’est un roman écrit à la manière d’un recueil de nouvelles. Dans son livre, Magali Wiener donne la parole à dix adolescents notamment des garçons de la même classe qui vont s’exprimer sur leurs sentiments, leurs corps, le collège, la vie quotidienne, l’adolescence ou encore leur orientation. Chacun essaie de se construire sa propre identité. Il y a la honte parfois des milieux d’où ils viennent, des secrets difficiles à avouer soit à leurs parents ou à leurs camarades comme Mario qui aurait préféré ignorer le métier de son père.

C’est une fiction très réaliste, très intéressante et facile à lire, écrite dans un langage familier, car ce sont des adolescents qui parlent. J’ai apprécié la lecture de ce livre car c’est un thème qui nous concerne car nous sommes en 3ème comme les protagonistes. Certains personnages, lorsqu’ils se confiaient sur leurs problèmes, étaient émouvants, notamment celui qui a raconté son agression.

J’ai aimé la chute à la fin de chaque récit. Je recommande ce livre aux adolescents et adolescentes.

Cloé B. (Collège La Carrière – Saint-Avold)

 

« Lucky Losers », de Laurent Malot

Mélangez humour, lutte sociale, un ado en crise et obtenez la recette parfaite de Lucky Losers ! Ce roman présente le combat entre les différentes « classes », au sens propre comme au figuré.

Quand l’Institut Balzac brûle, ses élèves bourgeois sont contraints de rejoindre les rangs des prolétaires. Sean, 17 ans, ne supporte plus les injustices entre les nouveaux élèves et ses camarades. Il se lance alors dans un défi irréalisable avec trois amis contre trois « fils à papa ».

L’écriture fluide et accessible permet de s’identifier au personnage principal et de partager ses émotions.

J’ai trouvé le sujet très original, l’auteur a su dépasser les clichés et mêler le conflit à petite et grande échelle. Les références musicales n’ont fait que me conforter dans mes choix, je rêve maintenant d’une révolution au lycée !

Alors, je continuerai de croire que le monde peut devenir meilleur et mettrai tout en œuvre pour y parvenir…

Carla G. (Lycée Hélène Boucher- Thionville)

 

« Lucky Losers » est mon coup de cœur de cette saison d’Enlivrez-vous en mai. Ce livre traite du sujet complexe de l’adolescence par le biais de Sean Kingsley, 17 ans et à moitié anglais. Ce personnage a tout d’un parfait loser avec son style décalé venu tout droit d’Angleterre, mais pour autant il est très attachant. Il connaît la dégringolade sociale de son père, passé d’un musicien connu de Londres à un parfait inconnu en Bretagne, et Sean est très sensible à ce sujet. Il lancera un défi à trois bourgeois. Trois sports sont mis à l’honneur : l’aviron, l’équitation et la natation. Sean et ses amis sont loin d’être des champions, mais ce n’est pas pour cela qu’ils vont perdre esprit.

De plus ce livre traite d’un sujet qui touche notre société, la lutte des classes entre les patrons et les ouvriers. En effet la ville de Douarnenez est bouleversée par le plan social effectué dans les ateliers d’Arincourt. Plusieurs familles de la petite ville vont être poussées dans la précarité. Une rébellion va être menée, Sean à sa tête. Il va devenir célèbre un peu malgré lui, à cause d’une lycéenne convoitant le métier de journaliste, qui va relayer l’information dans un journal et sur les réseaux sociaux.

L’auteur manie l’humour à la perfection et aborde des sujets importants avec légèreté. Il a travaillé les situations pour rendre les personnages attachants.

Laura E. (Collège Charles Péguy – Cattenom)

 

« Le fils de l’Ursari », de Xavier-Laurent Petit

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre de Xavier-Laurent Petit, « Le fils de l’Ursari ». L’histoire commence tout de suite avec un mort… Micà… Mais rassurez-vous, ce n’est que la voiture ! Même si pour la famille, elle est très importante ! Cet événement va être l’enclenchement de la suite des événements. Commençons sans plus tarder…

Tout d’abord, ce roman illustre la réalité actuelle. En effet, à travers ce récit, nous remarquons l’innocence et la difficulté de la vie pour certaines personnes. L’euphémisme « les emprunteurs de portefeuilles » accentue le fait que Cyprian et Dimitriu pensent que c’est correct de faire ça. Pour eux, ce n’est pas voler car ils font cela pour survivre, ils ne le font pas avec de mauvaises intentions. Ces derniers cherchent à se sauver eux-mêmes, avec pour but également d’aider leur famille.

Par ailleurs, nous nous apercevons, qu’en fonction de la catégorie sociale des personnes, la vision des choses varie. Ainsi la métaphore « Nous sommes mes fils du vent et le monde est notre maison », prononcée par Daddu, le père du héros, résume bien le décalage et l’incompréhension qui existent entre les gens du voyage et nous autres sédentaires. Cette phrase est très touchante car c’est avec beaucoup d’humanité que l’auteur lève le voile sur le quotidien misérable de ces personnes déracinées, aux regards vides, contraintes à faire la manche pour survivre.

Pour conclure, « Le fils de l’Ursari » est à la fois un roman d’aventures, de société et de quête existentielle. C’est un très beau livre sur la tolérance et l’acceptation de l’autre dans sa différence. Xavier-Laurent Petit nous a plongé dans un univers, nous a sensibilisé à des sujets d’actualité, nous a invité à ouvrir notre esprit. Nous nous sommes rendus compte que ces personnages étaient issus d’une autre culture, différente de la nôtre.

J’ai adoré ce roman ! J’ai voyagé avec les personnages, j’ai découvert leur vie, leur histoire. Cela m’a beaucoup touché ! Un livre rempli d’émotions et de suspens !

Inga P. (Lycée St-Exupéry – Fameck)

 

Mesdameszémessieurs, laidizégentlemannes ! Venez découvrir l’histoire la plus gigantexceptionnelle du petit Ciprian et de sa famille. Les fils du vent, protégés de l’empereur Sigismond, ont fait le déplacement jusqu’à Paris pour fuir la misère et la haine, oui, vous avez bien tendu, Paris ! Ville où Ciprian fait la rencontre insolite de madame Baleine et de l’empereur Sigismond au jardin du « lusquembour » où ils passent leurs après-midis à jouer au jeu de « l’ézéchek ». Jeu auquel Ciprian s’intéresse immédiatement, enregistrant de partie en partie les coups des deux joueurs. Il se met très rapidement à jouer avec madame Baleine qui le prend en charge après avoir découvert sa grande intelligence ainsi que sa mémoire visuelle. Cette dernière le fait scolariser dans deux établissements, l’un spécialisé pour les étrangers, l’autre spécialisé dans l’apprentissage de « l’ézéchec ». Ciprian est un jeune garçon très attachant, plein d’énergie et de vie, avec lui, il fait bon vivre. Il ensoleillera peut-être l’une de vos journées par son histoire renversante et bouleversante !

Nina A. (LPO La Briquerie – Thionville)

 

« Naissance des cœurs de pierre », d’Antoine Dole

Mon coup de cœur est « Naissance des cœurs de pierre ». J’ai apprécié le fait qu’il soit construit en deux parties différentes mais à la fois reliées. La première est l’histoire d’Aude et la deuxième, celle de Niline et Jeb. Aude et Jeb ont un point commun, le rejet de leur famille, un amour qui n’est pas réciproque. On aurait pu croire que le livre parlait de science-fiction, d’une vie nouvelle dans le futur, alors qu’on se rend compte finalement qu’on parle de secte. J’ai été émue par Jeb qui, rejetté par sa mère, fait tout par amour pour la sauver.

Ce livre porte également un message sur toutes les formes de manipulations. Il nous invite à rester méfiant et à ne pas faire confiance à des personnes qui souhaitent nous « utiliser ».

Pour conclure, l’actualité montre bien que les jeunes sont une cible pour de nombreuses organisations malveillantes. Ce roman permet de réfléchir et d’ouvrir les yeux sur ces dangers.

Emma L. (Lycée Colbert – Thionville)

 

Je n’ai jamais été un bon lecteur. Pour vous dire, je ne me rappelle même pas le titre du dernier livre que j’ai lu. Et voilà, un jour, la documentaliste nous a proposé « Naissance des cœurs de pierre ». L’idée ne m’a pas enchanté du tout. Mais plus les séances avançaient, plus j’ai aimé ce livre. Ce qui m’a séduit, c’est l’histoire des humains transformés en robots dépourvus de sentiments. Le sujet me plaît, il est très actuel. Car aujourd’hui nous vivons dans une société de plus en plus déshumanisée. J’ai bien peur que les robots prennent la place des hommes et deviennent « les hommes programmés », sans cœur du roman.

La solitude de Jeb, Rob et Aude m’a touchée. Je peux presque comprendre l’indifférence à l’égard de Jeb, qui vit dans le monde sans sentiments. Mais celle à l’égard d’Aude me révolte. Les parents et les camarades de classe n’ont pas été programmés mais ils se sont comportés comme s’ils avaient un cœur de pierre.

La fin du livre me procure à la fois de la joie et de la tristesse. De la joie que tous les cœurs ne se soient pas transformés en cœurs de pierre. Rob est pour moi un bel exemple, que les sentiments l’emportent sur l’indifférence. C’est un livre optimiste malgré la gravité du sujet. C’est assez astucieux de la part de l’auteur de nous faire plonger dans le désespoir pour finalement constater vers la fin de l’histoire que la bonté l’emporte sur l’égoïsme et la déraison, même de façon dramatique.

Ce livre est mon coup de cœur et je pense qu’il est sur la bonne voie pour me réconcilier avec la lecture.

Thomas C. (LP Julie Daubié – Rombas)

 

 

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