Les Eparges, par l’école de Sampigny.

mercredi 24 juin 2015
par  Frédéric Vast
popularité : 13%

Les Eparges, c’est le nom d’un village situé dans les côtes de Meuse, à vingt kilomètres à peu près de Verdun au pied d’une crête qui surplombe la plaine de la Woëvre. Le village a été complètement détruit pendant la guerre puis reconstruit après 1918.

JPEG - 151 ko
Le site des Eparges, infographie Richard Communication Verdun (Panneau)

C’est aussi un site de guerre où les soldats français ont combattu très violemment contre les Allemands. La crête des Éparges est longue de 1 400 m et le point le plus haut, le point X, se situe à 346 m d’altitude.
Les Français voulaient s’emparer de la crête occupée par les Allemands car, quand on est en haut, on a la possibilité de voir toute la plaine de la Woëvre et cela représente un enjeu stratégique pour l’artillerie. Ce qui aurait été intéressant dans la reconquête du saillant de Saint -Mihiel. Les Allemands s’emparent des Éparges le 22 septembre 1914. La reconquête des soldats français débute le 17 février 1915. Pendant des mois et des mois, les Français vont essayer de reconquérir cette crête. Ils n’y parviendront jamais complètement. Ils réussiront à en occuper la plus grande partie sauf le point X, le plus à l’est, qui restera occupé par les Allemands. Le but de la bataille qui était d’installer un poste pour l’artillerie ne sera jamais atteint.

LE POINT X

C’est le point le plus haut de la crête des Éparges. À cet endroit, on a une vue sur l’ensemble de la plaine de la Woëvre. On y trouve un monument réalisé par le sculpteur Fischer sur un dessin de la Comtesse de Cugnac qui a perdu son fiancé à cet endroit. Le monument est dédié à ceux qui n’ont pas de tombe : les milliers de soldats tués et disparus pendant la bataille des Éparges.

JPEG - 267.9 ko
JPEG - 237.9 ko
JPEG - 61.8 ko
Point de vue sur la plaine de la Woëvre.

LA GUERRE DES MINES

Pour essayer de détruire les tranchées ennemies et de tuer les soldats allemands, les soldats français creusaient des tunnels souterrains qui partaient de leur tranchée pour rejoindre, sous terre, la tranchée ennemie. Ces tunnels s’appelaient les sapes. Les Allemands faisaient la même chose. Arrivés sous la tranchée ennemie, les soldats y plaçaient des tonnes d’explosifs.

JPEG - 218.4 ko
Illustration du journal « Le miroir » de 1915. Les soldats français ont creusé une sape (un tunnel) sous les lignes allemandes et y placent des explosifs.

LE MONUMENT A LA GLOIRE DU GENIE

JPEG - 111.3 ko

Ce sont les soldats du Génie qui faisaient le travail de creuser pour mettre les mines. Il y a d’ailleurs un monument en leur honneur aux Éparges. Le monument « À la gloire du Génie ». Les 7 colonnes de ce monument sont le symbole des grandes spécialités du génie : les Sapeurs-Mineurs, les Pontonniers, les Artificiers, les Télégraphistes et Transmissions, les Aérostiers et les Sapeurs Électromécaniciens.

LES ENTONNOIRS

JPEG - 334 ko

Les charges de mines creusaient d’énormes trous : les entonnoirs. Certains entonnoirs faisaient plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

LE MONUMENT DES REVENANTS

Ce monument rend hommage aux soldats qui ont survécu à ces attaques de mines et qui ont vu mourir leurs camarades. Il rend aussi hommage à tous les soldats qui sont morts dans des conditions atroces, ensevelis sous des tonnes de terre.

JPEG - 291.5 ko
JPEG - 220.6 ko
GIF - 40.6 ko


MAURICE GENEVOIX

Il est né le 29 novembre 1890. Il avait 24 ans en 1914 pour aller à la guerre. Il a retracé ce qu’il a vécu pendant la guerre dans un livre qui s’intitule « Ceux de 14 ». Il a participé à la bataille de la Marne en 1914 puis à la bataille des Éparges. Il était sous-lieutenant et faisait partie du 106ième régiment d’infanterie. En février 1915 son régiment est chargé de reprendre la crête des Éparges. Il est gravement blessé en avril. Il reçoit trois balles au bras et à la poitrine. Il est soigné à l’hôpital pendant de longs mois. Il est mort en 1980.

PNG - 664.4 ko

LA NÉCROPOLE DU TROTTOIR

La nécropole du Trottoir est située au pied de la crête des Éparges. Des centaines de soldats y sont enterrés. Beaucoup de tombes portent une croix sans nom : là sont enterrés des soldats dont on n’a pas retrouvé l’identité.

La bataille des Éparges fut particulièrement meurtrière. 12 000 victimes dans les deux camps. Les soldats y ont vécu des jours parmi les plus effroyables de
la première guerre mondiale. De plus, cette bataille n’a jamais été décisive, les Allemands ayant conservé jusqu’à la fin de la guerre, le point X. La crête des Éparges ne sera libérée complètement qu’en septembre 1918 après l’offensive américaine destinée à réduire le Saillant de Saint-Mihiel.

JPEG - 334.7 ko
JPEG - 263 ko
Le monument du coq.
JPEG - 42.8 ko

L’ASSOCIATION L’ESPARGE

Visites guidées sur demande sur le site des
Eparges et à Saint Rémy La Calonne

Association « L’Esparge »
7, rue du calvaire
55160 Les Eparges
Mail :lesparge@orange.fr
Site Web : www.lesparge.fr
https://www.facebook.com/
lesparge55