Saint-Mihiel de la veille de la première guerre mondiale à nos jours, par l’école des Avrils Saint-Mihiel.

mercredi 20 mai 2015
par  Frédéric Vast
popularité : 9%

Les traces du passé à Saint-Mihiel sont encore visibles en lisant les noms des rues, en observant certaines maisons, monuments ainsi que des ruines.
A la veille de la guerre 14-18, Saint-Mihiel était une importante ville de garnison. Avec le service militaire obligatoire, l’appel à la guerre et le repositionnement stratégique, le nombre de militaires augmente à Saint-Mihiel.
L’arrivée du train et de la gare en 1874 favorise le développement militaire de Saint-Mihiel. Le nombre de militaires passe de 600 en 1874 à 8.000 en 1914.

Avenue de la gare :

JPEG - 49.7 ko
On peut observer à la sortie de la gare, l’arrivée de jeunes soldats venant faire leur service militaire à St-Mihiel.
JPEG - 39.6 ko
On peut encore voir les anciennes lignes de chemin de fer et des maisons d’époques.

Aujourd’hui la Gare SNCF de Saint-Mihiel ne fonctionne plus. Mais un restaurant « Le Rive Gauche » occupe le bâtiment. A la place de prendre le train, les Sammiellois peuvent prendre une navette qui les emmène à la gare TGV Meuse qui se trouve à Issoncourt.

Saint-Mihiel, une ville caserne :

En 1914 à Saint-Mihiel, les militaires étaient plus nombreux que les habitants. Il y avait 8000 soldats pour 5000 habitants.
Pour loger tous ces militaires de nombreuses casernes ont été construites. Saint-Mihiel était en fait une vaste caserne.

JPEG - 39.2 ko
JPEG - 33.9 ko
JPEG - 25.5 ko

Certaines casernes de l’époque n’ont pas été totalement détruites durant la 1ère guerre. Notamment celle de Canrobert sur la route de Chauvoncourt et celle de Sénarmont qui est actuellement occupée par une entreprise.

JPEG - 144.8 ko
JPEG - 92.9 ko
Caserne Canrobert.
JPEG - 149.9 ko
JPEG - 130.2 ko
Quartier Sénarmont

Une ville de garnison rythmée par la vie militaire :

Les cérémonies militaires, les prises d’armes et remises de décorations, les concerts, les bals et kermesses, tout cela favorisait les rassemblements entre la population et les militaires.
Pour distraire les militaires et les habitants de Saint-Mihiel, l’harmonie municipale et les fanfares militaires organisaient des concerts sur la place des Moines.

La place des Moines :

En 1858 il y avait déjà un kiosque à musique mais il était découvert. Jugé vétuste, il fait l’objet d’un projet de reconstruction.
L’harmonie municipale obtient en 1902 la construction de ce kiosque pour être à l’abri des intempéries et dominer les spectateurs. Mais en 1969 il est détruit pour faire plus de place pour la fête patronale.

JPEG - 167.5 ko
JPEG - 165.3 ko

Désormais, la place des moines sert de parking. On peut y voir également, le soir et les week-ends, des joueurs de pétanque. La fête foraine, le cirque… s’y installent au cours de l’année pour distraire la population.Dans l’église Saint-Michel on peut voir la « Pâmoison de la Vierge » de Ligier Richier.

JPEG - 141.5 ko

Place des Halles :

Voici un défilé de soldats sur la place des Halles sous le regard de quelques Sammiellois.

JPEG - 154.5 ko

Maintenant, sur la place des Halles on peut voir encore des commerces. Certains immeubles ont été rénovés (façades) mais on peut observer encore certains éléments d’époque notamment le balcon au-dessus de l’armurerie Muller.

JPEG - 150.2 ko

De nos jours il n’y a plus de défilés militaires on organise la fête commerciale, la fête de la musique...

Photographies : École des Avrils, Collection Y. Lecompte.