Le musée du costume militaire de Thiaucourt, par l’école de Demange-aux-eaux.

mardi 19 mai 2015
par  Frédéric Vast
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Le musée du costume militaire de Thiaucourt :

Première ville française reconquise par les Américains le 12 septembre 1918, après quatre années d’occupation par le corps bavarois, Thiaucourt possède depuis mai 1988 un musée privé installé dans l’ancienne salle de cinéma et géré par l’Association pour la Sauvegarde des Souvenirs Militaires.

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Joël Huret conservateur, recevant des visiteurs en individuel ou en groupe, trouve un réel plaisir pour un moment partagé, où les réponses aux questions liées aux objets et tenues sont toujours relatées avec passion.
Ce musée, unique en son genre, constitue une véritable fresque historique où sont évoquées les armées françaises, américaines et allemandes de la première moitié du XXe siècle. On y découvre une centaine de mannequins, ainsi que des coiffures, insignes, fanions, décorations, artisanat de tranchée, etc…

Le musée est ouvert tous les 2eme dimanches de mars à novembre 14h à 18h ou sur réservations pour les groupes. Tous les jeudis de 10h à 16h.

Les uniformes :

Au début de la guerre le soldat français s’appelait le pioupiou. Son uniforme était très voyant : il avait un pantalon et un képi rouge, sa veste était bleue avec des boutons couleur or et une boucle de ceinture très voyante.
Son uniforme très voyant a évolué. Son costume est maintenant tout en bleu sa boutonnière est argentée, elle est donc moins voyante sa boucle de ceinture a également changé elle est aussi argentée. En revanche ils ont toujours un lourd manteau.

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Pour se nettoyer le soldat a tout ce qu’il faut : il avait une patience et sa brosse pour nettoyer les boutons, un martinet pour retirer la poussière de ses vêtements et son kit de couture avec à l’intérieur une bobine de fil, une aiguille et un dé à coudre ; un nécessaire de toilette (miroir, boite a lames de rasoir, crème à raser, brosse à dent) Il avait aussi une gamelle pour manger.

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Les Allemands avaient des tenues vertes kaki moins voyantes que celles des Français.
En 1914, ils portaient des casques à pointe. Ils ont été remplacés en 1916 par des casques d’acier qui offre plus de protection.

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Les soldats amércains ont également une tenue verte. Au départ ils ont un chapeau qui sera vite remplacé par un casque.

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Les casques :

Premier « casque » de l’infanterie française, c’est une Calotte en acier portée en principe sous le képi. Il n’est pas rare de voir sur des photos d’époque, des calottes portées sur le képi ! La cervelière protège la tête des balles.

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Les armes :

L’observatoire, c’était pour observer les soldats ennemis. Un canon servait à tirer sur le camp ennemi : l’obus provoquait des cratères. Il y avait la mitrailleuse où l’on pouvait tirer beaucoup de balles, les grenades qui explosaient. On peut encore en trouver sur les champs de bataille de la première guerre mondiale. C’est encore très dangereux. Il y avait un fusil où l’on mettait au bout une baïonnette pour tuer les ennemis qui étaient près.

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Les tranchées :

Les tranchées ont été construites pour dormir et pour surveiller les ennemis. Elles sont creusées dans la terre ; on utilise des sacs de terre, des barbelés et du bois pour ralentir les allemands. Ils dormaient sur de la paille ou par terre dans des petits abris.

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Photographies : J. Huret, A. Jacquemot.