Fey-en-Haye, par l’école de Treveray.

mardi 19 mai 2015
par  Frédéric Vast
popularité : 24%

Villages détruits… et reconstruits !

Pendant la première guerre mondiale, beaucoup de villages ont été détruits. Certains ont pu être reconstruits, comme Fey-en-Haye, mais de nombreux autres ont été laissés en état. Parfois, on n’a pas pu reconstruire parce que le sol était semé de bombes et munitions non explosées, dans d’autres cas, on a juste reconstruit une église, en souvenir des évènements terribles de cette première guerre mondiale.

Fey-en-Haye pendant 14-18 et aujourd’hui :

Fey-en-Haye est un village de Meurthe-et-Moselle qui fut détruit pendant la première guerre mondiale, en 1915, au cours d’une terrible bataille. Il est environné du Bois-le-Prêtre, où les soldats se combattaient. Il a été reconstruit dans les années 1920. Au milieu du nouveau village, il y a une magnifique église, qui en 2005 a accueilli en ses murs un chêne mitraillé, dernier vestige venant du proche Bois-le-Prêtre.

JPEG - 303.8 ko
JPEG - 476.1 ko
Collection Mairie de Fey-en-Haye

L’église de Fey-en-Haye :

Les ruines de Fey en Haye ont été abandonnées. Un nouveau village a été reconstruit plus loin en 1923-1924. L’église de Fey-en-Haye a été construite suivant les plans de Jules Criqui pour marquer le souvenir des combats dans le bois le prêtre. Elle a été dénommée la « Croix des Carmes » en l’honneur d’une croix de bois ramené par les combattants français pour qu’elle ne soit pas reprise par les allemands.

JPEG - 110.2 ko

Jacques Grüber :

Jacques Grüber est un artiste plasticien et un maître verrier français. Il est né le 25 janvier 1870 à Sundhouse dans le Bas-Rhin et il est mort à 66 ans, le 15 décembre 1936 à Paris.
Il a étudié à l’école des Beaux Arts de Nancy, et a suivi les cours de Gustave Moreau à Paris. En 1897, il monte son propre atelier à Nancy et se spécialise dans le verre et le vitrail.
Il est un des fondateurs de l’École de Nancy.

JPEG - 94.3 ko
Collection Musée école de Nancy
JPEG - 176 ko

Le chêne mitraillé du Bois le Prêtre :

Le 29 juin 2005, l’ONF a abattu le chêne mitraillé de 7 mètres de hauteur en faisant très attention de ne pas l’abîmer car il allait être dégradé par les insectes, les intempéries et des personnes qui enlevaient des morceaux de métal du tronc pour se souvenir de cette guerre 1914-1918. Après son déplacement, il a été séché et traité pendant deux ans. Puis, il a été emmené dans l’église de Fey-en-Haye car ce chêne est le dernier survivant du Bois le Prêtre.
« C’est un symbole de la guerre, de la mort, mais aussi de la vie », a déclaré Jean-Paul David, l’ancien maire de Fey-en-Haye.

JPEG - 24 ko

Le Bois-le-Prêtre :

Le Bois-le-Prêtre était une forêt massive avant le conflit. Les combats ont duré de
début octobre 1914 à mi-août 1915. 7 000 combattants y sont morts et 22 000 y ont été blessés.
A la fin de la guerre, la plupart des arbres étaient à terre.

JPEG - 270.9 ko

Photographies : A. Jacquemot, Collections Commune de Fey-en-Haye, Musée de l’école de Nancy.