Les monuments aux morts de la région de Lacroix sur Meuse

vendredi 24 janvier 2014
par  Arnaud
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Enquête de la classe de M Leclerc

LACROIX-SUR-MEUSE

Le monument aux morts de Lacroix-sur-Meuse

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1) Ce monument a été inauguré le dimanche 20 septembre 1925.
La cérémonie fixée à 14h, était présidée par M. André Maginot, député, ancien ministre.

2) Ce n’est pas un monument de série, il est unique. C’est une pyramide avec des personnages grandeur nature, dont une grande partie a été inspirée par des habitants du village.
Le devant du monument représente un homme debout, qui regarde vers l’Est, et pose sa main sur un soldat mort. Ils sont couronnés par la victoire.
A droite sont sculptées des représentations de la Terre de France : la maison, le labour, la fenaison.
A gauche, ce sont des représentations du reste de la France :les arts (peinture), le travail, le forgeron, l’industrie et le commerce (moutons =laine)
Derrière le monument est représentée la famille française : des parents âgés, tristes car leur fils est mort à la guerre, leurs petits-enfants et la veuve.
Partout on retrouve le laurier, symbole de la victoire.

3) Ce monument est l’oeuvre remarquable du professeur sculpteur italien Dante Donzelli qui l’a fait spécialement pour Lacroix où il habitait (en face de l’Eglise).
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ROUVROIS-SUR-MEUSE

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Le monument a été construit par messieurs Roche Frère Petiot et Cie. Il a été inauguré le 11 mars 1925. Dès 1934, les dommages de guerre ont permis de reconstruire le village notamment l’église, la mairie, l’école, le lavoir, d’avoir l’eau potable et la plantation d’arbres en foret. Le village a été détruit, seules cinq maisons datent d’avant la guerre.

BANNONCOURT

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D.Donzelli est l’artiste qui a fait le monument de ce village. Il a été inauguré le 30 avril 1927. Le monument est près de la mairie pour commémorer les 19 Bannoncourtois tués pendant la guerre 14 / 18.

VAUX-LES-PALAMEIX

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Notre monument est un monument commémoratif en forme de pyramide avec une croix de guerre, une palme, une couronne de chêne et de laurier. Il est fait en pierre, marbre (plaque sur laquelle sont inscrits les noms des morts) et bronze (palme, couronne de laurier, de guerre).
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Nous ne savons pas exactement quand le monument a été inauguré, mais nous avons une carte postale datée de 1926 qui le montre (voir carte postale scannée, pretée par Melle JAQUEMOT André déjà envoyée)

Le monument a été fait par l’entreprise « Mabreries Générales Gourdon » (33 rue poussin à Paris) mais il n’y a pas de nom précis de sculpteur. Cette entreprise avait un catalogue et a réalisé des monuments aux mort dans la France entière. Les clients pouvaient choisir à l’aide de ce catalogue les différents éléments qu’ils voulaient avoir sur leur monument.

Le modèle de notre monument existait déjà en 1922 car nous avons trouvé un plan sur le site des archives de la Vendée. Nous avons retrouvé « des frères » de notre monument à Eleu-dit-leauwette et Plouvain dans le Pas de Calais. « Ces frères » ont en plus un coq sur le haut du monument.

Nous avons recherché les noms des morts inscrits sur le monument. Nous avons ainsi découvert que Charles CHAOT était soldat au 73ème régiment d’infanterie, qu’il est né le 15/01/1894 à Vaux-lès- Palameix et qu’il est mort pour la France tué par l’ennemi le 23/02/1915 à Mesnil-lès-Hurlus (Marne).

DOMPIERRE

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Histoire :
Le 22 septembre 1914, les Allemands envahissent le village, baïonnette au canon. Ils entrent dans chaque maison et en font sortir tous les hommes qu’ils parquent dans la petite église, enfermés sous garde. Le lendemain, c’est le tour des femmes, des enfants et des vieillards et la population entière se trouve enfermée dans l’école. Pendant cinq jours, et sans la moindre nourriture, ces pauvres gens attendent dans l’inconnu et le 27, un obus français tomba juste sur l’église, faisant 21 morts et 17 blessés dont 2 décédèrent ensuite. Sous le fatras de pierres, mêlés aux cadavres de leurs parents, de leurs enfants, au milieu des plaintes et des cris des blessés, les rescapés de ce drame restèrent trente heures sans pouvoir sortir de cet enfer, sans le moindre secours, sans pouvoir aller chercher un peu d’eau pour mouiller les lèvres des mourants qui réclamaient à boire. Ce n’est que le surlendemain que les Allemands ordonnèrent aux survivants de sortir. Après avoir fait enterrer les morts par les hommes encore valides, dans une fosse commune, ces survivants furent à nouveau enfermés dans la mairie pendant 10 jours, sans aucune nourriture, subsistant uniquement de quelques pommes de terre cuites à l’eau réservées, la plupart du temps, aux enfants. Enfin, pour terminer ces stations de calvaire, tous furent emmenés, sans pouvoir rentrer chez eux pour y prendre quelque vêtements, à pied jusqu’à Metz et là, déportés au camp de Landau ou Rastatt.