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Publié : 22 juin 2014

Quelle langue apprendre aux élèves allophones nouvellement arrivés ?

Patrick Dugand, anciennement formateur au CASNAV-CAREP de Nancy-Metz

Tout apprentissage d’une langue suppose l’existence de besoins langagiers. Si l’on se réfère à la vie quotidienne, la pratique de quelques actes de langages et la maîtrise d’outils linguistiques (lexique et syntaxe) simples peuvent permettre une communication efficace. Cette approche communicative se fonde sur la nécessité de donner le plus rapidement possible des outils linguistiques qui permettent à l’élève allophone nouvellement arrivé de répondre à des besoins de la vie quotidienne (saluer, demander quelque chose, faire ses achats, téléphoner…) et donc d’être autonome. Cependant, si cette aptitude à communiquer est une condition nécessaire à une bonne intégration, l’enfant allophone doit être très vite apte à suivre un cursus scolaire normal, et pour ce faire, il faudra qu’il soit capable de comprendre et d’utiliser la langue des apprentissages ( ou langue de scolarisation).

Pour la vie en classe, il s’agit d’installer un code verbal et gestuel , pour la compréhension des consignes, la connaissance des outils d’apprentissage, le lexique de la vie scolaire (qui ne se limite pas uniquement aux objets et tâches de l’école), l’expression des besoins et des désirs…
Il est nécessaire également de faire découvrir et pratiquer la forme suprasegmentale (rythme, intonation, durée) et paralinguistique (mimogestuelle) du langage.
C’est dans cette perspective, que l’enseignant doit concilier à la fois le souci de préserver l’aspect communicatif nécessaire à une bonne intégration au sein de la classe et de l’établissement et celui de faire acquérir à l’enfant une langue correcte et des structures de phrases de plus en plus complexes.

En conclusion, cet apprentissage doit donc permettre aux élèves d’acquérir les connaissances langagières nécessaires à :

- l’insertion dans l’école, lieu de vie ;
- la découverte et le perfectionnement de la langue française tant orale qu’écrite ;
- l’accès et la progression dans les autres domaines de connaissance essentiels pour la poursuite des études, pour la connaissance de la culture française et la vie en France et pour le développement personnel.